​Le gouvernement algérien a réagi avec vigueur, ce jeudi 9 avril 2026, à l’intensification des opérations militaires israéliennes sur le territoire libanais. Par voie de communiqué, le ministère des Affaires étrangères a exprimé sa solidarité indéfectible envers Beyrouth et alerté sur les risques d’un embrasement régional.

​Dans un communiqué officiel, l’Algérie a exprimé sa « condamnation la plus ferme » face aux raids menés par les forces israéliennes. Qualifiant ces attaques de « sauvages et barbares », la diplomatie algérienne a déploré qu’elles continuent de frapper diverses régions de la République libanaise, sans distinction.

​Face à la gravité de la situation, Alger a tenu à réitérer son soutien total au Liban, adressant un message de solidarité à ses dirigeants ainsi qu’à son peuple dans ces « circonstances difficiles ».

​Au-delà de la dénonciation, l’Algérie place le respect du droit international au cœur de son plaidoyer. Le texte souligne que ces opérations constituent une « agression flagrante » visant directement la souveraineté de la République libanaise, sa sécurité intérieure et sa stabilité politique et territoriale.

​Le ministère des Affaires étrangères a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour « mobiliser les efforts » afin de mettre un terme définitif à cette escalade.

​L’Algérie s’inquiète particulièrement du risque de voir la région basculer dans un « cycle de violence incontrôlé », et ce, malgré l’existence d’un accord de principe entre les parties concernées pour une cessation des opérations militaires. Pour Alger, seule une action internationale coordonnée pourra empêcher un embrasement généralisé de la zone.

Les bombardements opérés par l’armée israéliennes mercredi sur le Liban ont fait en quelques minutes plus de 303 morts et 1500 blessés selon un bilan provisoire du ministère de la Santé libanais.

Samia Naït Iqbal