Le Mali a officiellement annoncé le retrait de sa reconnaissance de la soi-disant République arabe sahraouie démocratique (RASD), dans un geste qui renforce la position internationale favorable au Maroc dans le conflit du Sahara occidental. 

Cette décision a été communiquée par le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, à l’issue d’une réunion avec son homologue marocain, Nasser Bourita, dans le cadre d’une visite officielle à Bamako. 

Le gouvernement malien a justifié cette décision après une « analyse approfondie » du conflit, soulignant ses implications pour la stabilité et la sécurité dans la région du Sahel. À cet égard, Bamako considère que le plan d’autonomie proposé par le Maroc est « la seule base sérieuse et crédible » pour résoudre le différend. 

Le Mali soutient qu’une solution fondée sur une autonomie sous souveraineté marocaine représente l’option la plus réaliste pour mettre fin à un conflit qui perdure depuis des décennies au Sahara occidental. 

El ministro de Asuntos Exteriores de Malí, Abdoulaye Diop, tras una reunión con su homólogo marroquí, Nasser Bourita
Le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, à l’issue d’une rencontre avec son homologue marocain, Nasser Bourita

Ce revirement diplomatique n’est pas un cas isolé. Ces dernières années, plus de 40 pays ont retiré ou gelé leur reconnaissance de la RASD, dans un processus qui reflète un changement progressif de l’équilibre international sur le conflit. Plusieurs États africains, caribéens et latino-américains ont revu leur position, tandis que d’autres ont ouvert des consulats dans des villes du Sahara sous contrôle marocain, renforçant de facto leur soutien à Rabat. 

En outre, le gouvernement malien a réitéré son soutien au processus mené par les Nations unies, ainsi qu’au travail de l’envoyé personnel du secrétaire général et aux résolutions du Conseil de sécurité, en particulier la résolution 2797 adoptée en 2025, qui prône une solution politique, réaliste et durable. 

Cette décision sera communiquée aux organisations régionales et internationales, ainsi qu’au corps diplomatique accrédité à Bamako, ce qui confirme son caractère officiel et sa portée sur la scène internationale. 

Par cette initiative, le Mali ne se contente pas de redéfinir sa position diplomatique, mais s’aligne sur une tendance plus large qui est en train de redessiner le paysage politique autour du Sahara occidental.