Hier, le 10 avril, une réunion cruciale s’est tenue au siège du ministère des Sports à Brazzaville pour tenter de stabiliser le secteur. Cependant, un siège est resté vide, celui d’Henri Endzanga. Le président par intérim de la Fédération Congolaise de Football (FECOFOOT) a choisi de décliner l’invitation du Ministre des Sports, actant ainsi une rupture diplomatique majeure.
Ce refus de siéger à la table des discussions n’est pas un simple contretemps de calendrier, mais une décision délibérée et politique. Du côté de la fédération, la légitimité du ministre actuel, Hugues Ngouélondélé, est ouvertement contestée. Les responsables de la FECOFOOT semblent avoir dressé un mur infranchissable, affirmant ne plus vouloir collaborer avec l’autorité en place pour le traitement des dossiers officiels du ballon rond national.
L’instance fédérale mise désormais sur un changement de leadership gouvernemental pour sortir de l’impasse. En déclarant attendre la nomination d’un nouveau Ministre des Sports avant de reprendre toute activité de concertation, la FECOFOOT paralyse de fait le dialogue institutionnel. Cette stratégie du « tout sauf Ngouélondélé » plonge le football congolais dans une incertitude inquiétante, laissant les sportifs et les supporters dans l’attente d’une issue à ce conflit de pouvoir.