Dans la perspective de la prochaine visite historique du pape Léon XIV en Algérie, du 13 au 15 avril 2026, le ministère de la Culture et des Arts a procédé à l’installation d’une commission nationale chargée du suivi du dossier des « itinéraires augustiniens », en cours d’examen auprès de UNESCO.
Cette instance, mise en place sous la supervision de la ministre Malika Bendouda, est appelée à encadrer les différentes étapes techniques et scientifiques liées à la préparation du classement.
La commission réunit des spécialistes issus de plusieurs champs, notamment l’archéologie, l’histoire et l’anthropologie, ainsi que des professionnels de la gestion et de la valorisation du patrimoine. Elle est chargée d’assurer le suivi du dossier, de coordonner les contributions des différentes institutions concernées et de veiller à sa conformité avec les exigences internationales en matière de classement.
Le projet porte sur un ensemble de sites antiques répartis à travers l’Est et le Centre du pays. Parmi eux figurent Hippone, Calama, Thagaste, Madauros et Caesarea de Maurétanie. D’autres localités complètent cet itinéraire, qui s’étend sur près de 1 500 kilomètres et regroupe des vestiges relevant de différentes périodes de l’histoire antique.
L’initiative s’inscrit dans une lecture patrimoniale associée à la figure d’Augustin d’Hippone, dont le parcours est étroitement lié à plusieurs de ces sites. Sans se limiter à cette dimension biographique, le projet vise à structurer un itinéraire culturel mettant en relation des espaces marqués par des héritages amazigh et romains, tout en soulignant les circulations intellectuelles et religieuses à l’échelle méditerranéenne.
Outre la préparation du dossier de classement, les travaux engagés portent sur les modalités de conservation des sites concernés et sur leur mise en valeur. Il s’agit notamment de définir des actions de protection adaptées, d’encourager la recherche scientifique et de développer des formes de médiation susceptibles de rendre ces lieux plus accessibles.
À travers cette démarche, les autorités cherchent à inscrire ces sites dans un cadre de gestion cohérent, en lien avec les standards internationaux, tout en explorant leur potentiel en matière de tourisme culturel et de développement local.
La rédaction