Le «marché intérieur» de l’Union européenne est une réalité pour les marchandises, les personnes et les services. En revanche, les entreprises et l’épargne des Européens auraient bien besoin de davantage d’unité financière.
L’union fait la force. C’est le principe du «marché intérieur» : institué par le traité de Maastricht de 1993, il est caractérisé par «la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux» entre États membres de l’Union européenne (UE). C’est pourquoi vous trouvez aisément de la moutarde polonaise au supermarché, quitte à faire grincer des dents les Dijonnais !
Mais pour ce qui est des capitaux, la fluidité promise reste entravée par nombre de réglementations locales et par une fragmentation des marchés. «Aux États-Unis, il y a trois places financières – le NYSE, le Nasdaq et la Bourse de commerce de Chicago – tandis qu’il y a en a 34 dans l’UE», indique Vincent Juvyns, directeur de la stratégie d’investissement chez ING Belgique.
Des marchés trop éparpillés
Certes, il y a bien Euronext qui, né en 2000, regroupe aujourd’hui sept places européennes. «Chez Euronext, l’union ne fait pas réellement la force, déplore cependant Alain Lemasson, ancien banquier et auteur de L’union des…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 83% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ?
Connectez-vous