Après la veillée de prière pour la paix qu’il a présidée samedi soir à la basilique Saint-Pierre de Rome, Léon XIV s’envolera dès 8 heures lundi 13 avril pour un périple de dix jours en Afrique qui le mènera de l’Algérie à la Guinée équatoriale, en passant par le Cameroun et l’Angola. Que le pape, après son premier voyage à l’automne dernier en Turquie et au Liban puis sa visite éclair à Monaco le 28 mars, ait choisi cette destination, loin du fracas des armes en Iran et au Liban, n’est pas une surprise.
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« L’Afrique, c’est logique, c’est le réservoir du christianisme, le continent où la progression du nombre de catholiques est actuellement la plus importante, observe le vaticaniste Giovanni Maria Vian. Face à l’islam, l’enjeu est important. » Depuis Paul VI, premier d’entre eux à s’y être rendu, tous les papes ont fait le voyage : « François y est allé cinq fois. Mais le champion, c’est Jean-Paul II qui a effectué 40 tournées en Afrique », rappelle l’historien.
Sur les traces de saint Augustin
Pour y être allé à plusieurs reprises ces dernières années (la dernière fois au Kenya, fin 2024) en tant que préfet du dicastère pour les évêques, Robert Francis Prevost connaît bien l’Afrique et singulièrement l’Algérie où il a effectué deux visites lorsqu’il était prieur général de l’ordre de saint Augustin. Il n’empêche : « Aucun pape ne s’est jamais rendu auparavant en Algérie », insiste Matteo Bruni, directeur de la salle de presse du Saint-Siège. Pour cette première, Léon XIV entend marcher sur les traces de saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone, aujourd’hui Annaba, dont il visitera le site archéologique mardi avant de célébrer la messe à 15h30 à la basilique Saint-Augustin.