De son côté, le Maroc a saisi l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 pour démontrer ses capacités opérationnelles. Le royaume a mis à disposition neuf stades de haut niveau, répartis dans six grandes villes : certains ont été rénovés, d’autres construits spécialement pour la compétition afin de répondre aux normes modernes en matière de surface de jeu, de capacité d’accueil et d’accessibilité.

Le stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, qui a accueilli la cérémonie d’ouverture et la finale, s’est révélé comme une enceinte moderne dédiée au football, offrant une ambiance populaire et conviviale, sans que le tournoi ne fasse l’objet de plaintes concernant un quelconque racisme systématique dans les tribunes.

Le tournoi a aussi remis sur le devant de la scène le stade Mohammed V de Casablanca et d’autres enceintes historiques, modernisées pour accroître leur capacité et améliorer leurs installations, dans la perspective de la candidature conjointe à la Coupe du monde 2030.

Malgré les polémiques liées à l’arbitrage et aux critiques émises par le président de la Fédération espagnole à l’issue de la finale, les infrastructures ont récolté les louanges d’un grand nombre d’observateurs et constituent une étape majeure dans la préparation du Royaume à accueillir les grands matchs de la Coupe du monde.

Sur le plan politique et symbolique, le royaume met en avant son identité religieuse et culturelle plurielle, et souligne qu’il accueillera, pour la première fois de son histoire, une Coupe du monde, événement qu’il entend utiliser pour promouvoir une image d’ouverture et de coexistence, en phase avec les exigences éthiques de la FIFA en matière de lutte contre le racisme et la haine.