L’Assemblée nationale doit discuter, ce lundi, du projet de loi permettant le retour d’œuvres spoliées pendant la colonisation dans leur pays d’origine. Le Baba Merzoug, ce canon, ancré au milieu de l’arsenal de Brest depuis 1883 et que veut pourtant récupérer l’Algérie, va-t-il être concerné ?
« Signifier la fin de la période post-coloniale »
En tout cas, pour le conseiller régional UDB Christian Guyonvarc’h, cela doit être le cas : via un communoiqué, il considère que « l’enjeu d’une restitution du canon Baba Merzoug à son pays d’origine ne se situe pas sur le terrain mémoriel, car aucune famille ayant vécu douloureusement les événements de ce qu’on appelle la Guerre d’Algérie en France ou la Guerre d’indépendance en Algérie n’aura à en souffrir ».
Mais « restituer cet élément important de l’histoire pré-coloniale et du patrimoine de l’Algérie marquera de la part de la France une volonté de signifier la fin de la période post-coloniale et d’inscrire résolument et définitivement les relations entre les deux pays sur un pied d’égalité ». Il évoque aussi « un acte symbolique fort ». Et de conclure : « Dans un monde où les tensions entre les États s’exacerbent, il est des actes qui pouvaient paraître anodins et qui ne le sont pas. Le temps est venu de restituer Baba Merzoug à l’Algérie ».