Tesla vient de franchir une étape cruciale pour ses ambitions sur le Vieux Continent. Les autorités néerlandaises de régulation des véhicules ont donné leur feu vert à l’utilisation du logiciel de « Conduite autonome complète » (FSD), rapporte Reuters.

Ce système, qui gère la majorité des tâches de conduite sur autoroute et en zone urbaine, reste toutefois conditionné « à la supervision active d’un conducteur humain ».

Qu’est ce que le FSD ?

« Tesla utilise des données de conduite anonymes prélevées sur des milliards de miles pour entraîner le Full Self-Driving (Supervised) afin de gérer les situations les plus stressantes de la conduite quotidienne et de rendre les routes plus sûres pour vous et pour les autres usagers » indique la marque.

Et de citer comme fonctionnalités :

La navigation La direction Les changements de voie Le stationnement

Reste que cette validation par les Pays-Bas pourrait servir de porte d’entrée pour une acceptation plus large au sein de l’Union européenne, un marché pour l’heure rétif à cette innovation.

La DGCCRF sanctionne l’ambiguïté marketing de Tesla France

Car le contraste est saisissant de ce côté de la frontière. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a sommé en juin dernier Tesla France de cesser ses « pratiques commerciales trompeuses ».

Le gendarme français pointait du doigt l’appellation « Autopilot », jugeant que la communication du constructeur entretenait une confusion dangereuse sur les capacités réelles du véhicule.

« Il est important de souligner que nous ne serons jamais parfaits », concédait déjà en 2018 Elon Musk dans une interview citée par ZDNet.fr, tout en affirmant que le système pourrait réduire les accidents par dix à long terme.

Un marché européen en plein désamour pour la marque

Ces turbulences juridiques s’inscrivent dans une dynamique commerciale préoccupante.

Selon les données de l’Association des constructeurs européens d’automobiles, les ventes de Tesla en Europe ont chuté de 40,2 % en mai 2025 par rapport à l’année précédente.

Sa part de marché a fondu de 2 % à 1,1 % en un an, alors même que le segment global de l’électrique progressait de 26,1 % sur la même période.