Un bilan dramatique au Nigéria. Ce dimanche 12 avril, une frappe aérienne de l’armée censée viser des groupes djihadistes a touché un marché dans le nord-est du pays, faisant plus de 100 morts parmi les civils, selon Amnesty International.
L’attaque s’est produite dans la zone de Geidam, épicentre de l’insurrection menée par Boko Haram. D’après des témoins, trois avions militaires ont ouvert le feu sur un marché, où de nombreux habitants étaient rassemblés. Les autorités locales ont ensuite confirmé qu’une frappe visant une position djihadiste avait eu lieu, reconnaissant qu’elle avait touché des civils.
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Dans un communiqué, Amnesty International a fermement condamné l’attaque. « Le recours à des frappes aériennes n’est en aucun cas une méthode légitime de maintien de l’ordre. Un usage aussi imprudent de la force létale est illégal et scandaleux », dénonce l’organisation, qui accuse l’armée nigériane de faire preuve d’un « mépris choquant pour la vie des populations qu’elle est censée protéger ».
100 morts et au moins 35 blessés graves