Selon les dernières projections du Fonds monétaire international, la Tunisie devrait afficher en 2026 un produit intérieur brut en parité de pouvoir d’achat (PIB-PPP) avoisinant les 180 milliards de dollars internationaux, consolidant ainsi sa place parmi les économies intermédiaires du monde arabe. Cette estimation s’inscrit dans un contexte où le FMI anticipe également une croissance tunisienne de 2,1% en 2026.
Contrairement au PIB nominal, qui convertit la richesse nationale au taux de change du marché, le PIB en parité de pouvoir d’achat corrige les écarts de prix entre pays afin de mieux refléter la capacité réelle de production et de consommation domestique. En d’autres termes, il s’agit d’un indicateur destiné à mesurer la “puissance économique intérieure réelle” d’un pays plutôt que sa seule valeur financière externe.
Pour les économies émergentes comme la Tunisie, ce concept est particulièrement stratégique puisqu’il permet de neutraliser les distorsions créées par la sous-évaluation relative des monnaies locales face au dollar ou à l’euro.
Une Tunisie solidement positionnée au Maghreb
À l’échelle du Maghreb, la Tunisie se positionne en quatrième place en matière de PIB-PPP, derrière l’Algérie, le Maroc et la Libye, mais devant la Mauritanie. Cette hiérarchie illustre la différence de taille structurelle entre les économies de la région.