Avec notre correspondant à Abuja, Moïse Gomis
Parmi les critiques les plus fortes, celles de l’ancien vice-président Atiku Abubakar. Le principal opposant au président Bola Tinubu exprime ses inquiétudes quant aux victimes civiles lors des opérations de lutte contre Boko Haram et l’Iswap.
Depuis 2017, plusieurs analystes sécuritaires ont recensé une vingtaine de situations durant lesquelles des populations civiles ont été touchées par des frappes de l’armée de l’air.
Pourtant, Sunday Dare, un des conseillers du président Tinubu chargé des médias et de la communication publique, déplore la politisation des frappes aériennes sur cette localité de Jilli. Selon ce conseiller du chef d’État nigérian, les forces armées mènent une lutte directe contre les enclaves terroristes. Et toujours selon Sunday Dare, le marché de Jilli avait depuis des années été pris d’assaut par des éléments notamment de Boko Haram et de l’Iswap. Et ce marché serait devenu un centre logistique et commercial pour ces factions armées.
Alors que les foyers de violence se multiplient toujours également au nord-ouest et dans le centre du pays, l’armée nigériane a rapidement réagi en lançant donc une enquête interne. Mais rien n’indique à ce stade que la Commission nigériane des Droits de l’Homme est associé ou le sera à cet exercice de transparence.
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