Il nous a donné rendez-vous dans un café à Challans, à une dizaine de kilomètres de la côte vendéenne, où il vit depuis deux ans et demi avec son épouse. On est très contents de la vie ici. Honnêtement, je n’aurais jamais imaginé un jour devenir Vendéen, rigole Thierry Anti, 67 ans depuis le 19 février. L’ancien coach du HBC Nantes (2009-2019) aime toujours autant parler de handball, un sport dont il s’était légèrement éloigné après la fin de son aventure à Aix, en 2023, sans pour autant le délaisser complètement, entre son rôle de consultant pour Eurosport et son poste de président du syndicat des entraîneurs.

La saison prochaine, il retrouvera un banc professionnel, celui de Chartres, tout en étant sélectionneur de la Tunisie, un pays dont il a pris la tête en mars dernier. Un double challenge qui ne lui fait pas peur. Entretien.

Après votre coupure, vous allez replonger à la fois en tant qu’entraîneur de Chartres et sélectionneur de la Tunisie. Comment cela s’est-il passé ?

Quand j’ai arrêté d’entraîner à Aix en 2023, j’étais vraiment fatigué. Il y avait trop de choses qui me déplaisaient. C’était le bon moment. Je vivais très mal la situation. Je me suis reposé, déconnecté, mais je suis tout le temps resté dans le milieu du handball. Ces derniers temps, je me disais que si un club avait besoin de moi pour faire une pige, je pourrais rendre service.

Je devais faire la CAN en janvier dernier avec le Rwanda. Finalement, ça ne s’est pas fait. J’en ai profité pour me faire opérer de la hanche à Noël. La veille de l’opération, Chartres m’appelle et me demande si je ne peux pas aider le club pour une saison. J’en ai parlé avec mon épouse, et j’ai dit OK en début d’année. Et peu importe s’il y a descente en deuxième division (le club est à la lutte pour le maintien). Ça ne me pose pas de problème, j’assume.

Ensuite, la Tunisie, avec qui j’étais déjà en contact, est revenue vers moi en février. Le président…