Le parquet général à Tripoli a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête sur la mort la veille de Seif al-Islam Kadhafi, fils du dictateur défunt Mouammar Kadhafi, et confirmé qu’il avait été tué par balle.

Le bureau du procureur a indiqué qu’une équipe accompagnée de médecins légistes et d’experts s’était rendue mardi à Zenten, dans l’ouest du pays, et avait examiné la dépouille de celui qui a longtemps été considéré comme le successeur potentiel de son père.

«Cet examen a établi que la victime avait été mortellement atteinte par des balles», a-t-il indiqué dans un communiqué publié sur Facebook, ajoutant avoir engagé une procédure pénale pour tenter d’identifier et de retrouver les suspects.

Aucune information n’était disponible dans l’immédiat sur les funérailles de Seif al-Islam Kadhafi.

Recherché par la CPI pour crimes contre l’humanité, il avait été arrêté en 2011 dans le sud libyen. Longtemps détenu à Zenten, il a été condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès expéditif avant de bénéficier d’une amnistie.

Jusqu’à l’annonce de son décès, on ne savait pas où il se trouvait.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye peine à retrouver sa stabilité et son unité.

Deux exécutifs s’y disputent le pouvoir: le gouvernement d’unité nationale (GNU) installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l’ONU; et un exécutif à Benghazi (est), contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar et ses fils qui ont étendu leur présence militaire au sud du pays.

Pour l’heure, les autorités libyennes, dans l’est comme dans l’ouest, n’ont fait aucun commentaire.

L’avocat français de Seif al-Islam Kadhafi, Marcel Ceccaldi, a dit à l’AFP que son client avait été tué dans la maison où il résidait à Zenten par «un commando de quatre personnes», encore non identifiées.

AFP