L’heure n’est plus aux sourires diplomatiques pour le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. Le 14 avril dernier, la Confédération Africaine de Football (CAF) a officiellement haussé le ton en adressant une mise en demeure aux trois pays hôtes de la CAN 2027. Dans un rapport sans concession, l’instance pointe des lacunes logistiques et des retards structurels qui menacent désormais la viabilité de cette organisation conjointe, exigeant un coup d’accélérateur immédiat sur tous les chantiers.

Derrière le slogan « Pamoja », qui prône l’unité en swahili, les fissures deviennent visibles. Si les discours officiels tentent de maintenir l’illusion d’une préparation sereine, les faits sont têtus, l’ambition régionale se confronte aujourd’hui à la lenteur de l’exécution. Ce décalage entre les promesses et l’avancée réelle des travaux de modernisation plonge l’avenir du tournoi dans une incertitude que les autorités sportives ne peuvent plus ignorer.

Pour le trio d’Afrique de l’Est, cet avertissement fait office d’ultime rappel à l’ordre. Bien que le retrait de la compétition ne soit pas encore formellement acté, la pression exercée par la CAF marque un tournant critique. Les mois à venir seront décisifs, le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie doivent désormais prouver qu’ils peuvent transformer leur vision politique en réalité concrète, sous peine de voir la plus prestigieuse compétition du continent leur échapper.