(Togo First) – La fintech togolaise Ollo Africa S.A. a annoncé une augmentation de capital, qui porte ses fonds propres de 68 millions FCFA à 1 milliard FCFA. L’opération, validée lors d’une assemblée générale extraordinaire en décembre 2024, entérine l’entrée de business angels togolais et américains aux côtés des actionnaires fondateurs.
Agréée par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, Ollo Africa est positionnée sur la digitalisation des tontines et des mécanismes d’épargne collective traditionnels via sa plateforme Ohana Africa.
« Cette augmentation de capital représente un tournant pour Ollo Africa. Elle valide notre approche : digitaliser les tontines tout en préservant leur essence sociale. Nos premiers utilisateurs nous confirment chaque jour que nous répondons à un besoin réel. Cette confiance de nos investisseurs, notamment l’arrivée d’un partenaire américain, nous donne les moyens de passer à l’échelle et de toucher des centaines de milliers de familles africaines dans les 24 prochains mois », selon Mawuna Koutonin, directeur général d’Ollo Africa.

Les fonds levés doivent financer une campagne d’acquisition au Togo, le développement technologique de la plateforme, le renforcement des équipes et des actions d’éducation financière. L’objectif affiché est une montée en charge rapide et une extension progressive dans l’espace UEMOA.
Notons qu’à ce jour, environ 5000 comptes familiaux sont déjà gérés au Togo, indique la société basée à Atakpamé, dans un contexte où plus de 40 % des adultes en Afrique de l’Ouest participent régulièrement à des tontines ou groupes d’épargne informels, selon des données de la Banque mondiale citées par l’entreprise. Ces mécanismes représentent des flux annuels estimés à plusieurs centaines de milliards de FCFA dans l’espace UEMOA.
La fintech dispose encore d’un important terrain à conquérir, dans un contexte où le taux de bancarisation demeure relativement faible. Elle bénéficie d’ores et déjà d’un partenariat stratégique avec Ecobank, destiné à sécuriser les flux financiers et à faciliter l’intégration bancaire. L’entreprise met en avant une technologie propriétaire adaptée aux réalités culturelles et linguistiques régionales.
Ayi Renaud Dossavi