Le Kenya a demandé un soutien financier d’urgence à la Banque mondiale afin de faire face aux répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient, a déclaré jeudi soir le gouverneur de la banque centrale, Kamau Thugge.

Comme d’autres pays fortement dépendants des importations d’énergie, le Kenya est confronté à des perturbations de l’approvisionnement en produits de première nécessité, notamment les carburants, ainsi qu’à une hausse des prix susceptible d’alimenter l’inflation, a déclaré M. Thugge qui a participé aux côtés d’autres responsables kenyans aux Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale.

M. Thugge, qui n’a pas précisé le montant de la demande, a souligné que celle-ci s’ajouterait à un prêt d’appui budgétaire déjà en cours de négociation entre Nairobi et l’institution internationale avant la déclenchement de la crise.

Le mécanisme envisagé s’inscrit dans le cadre du « Rapid Response Support », un dispositif de financement à décaissement rapide permettant aux pays de répondre efficacement aux chocs économiques et aux situations d’urgence.

Concernant le marché des changes, le responsable a souligné que la banque centrale du Kenya dispose de réserves de change solides, supérieures à 13 milliards de dollars, soit environ 5,8 mois de couverture des importations, pour contenir la volatilité.

Par ailleurs, les autorités poursuivent leur projet de diversification des réserves via l’intégration de l’or, tandis que les décisions futures sur les taux d’intérêt dépendront de l’évolution des indicateurs économiques d’ici la prochaine réunion de politique monétaire en juin.