Le RCT, le Smuc, les South Sevens, Manosque et maintenant la sélection marocaine de rugby à 7. En cumulant cinq casquettes différentes, le couteau suisse de la cité de Giono, Mathieu Selmi-Etienne, ne sait presque plus où donner de la tête.
Le Bas-Alpin vient d’être convoqué avec les Lions de l’Atlas afin de préparer le Coupe d’Afrique (juin 2026) et les qualifications aux Jeux olympiques 2028 à Los Angeles. « C’est toujours une fierté de représenter un pays », sourit le Manosquin dont les grands-parents sont nés au Maroc.
« La fédération marocaine de rugby (suspendue entre 2020 et 2024 pour des raisons extra-sportives) relance un programme ambitieux avec Juan Imhoff (ancien international argentin et joueur du Racing 92) comme entraîneur. On a l’ambition de se qualifier pour la première fois aux JO donc c’est une immense opportunité et un beau défi ».
Un calendrier surchargé et une blessure à gérer
Depuis plusieurs années, Mathieu Selmi-Etienne, fondateur et président des South Sevens, jongle entre les terrains de rugby à XV ou à VII. Entre les entraînements avec son club du Smuc et les matchs avec le RCT, le Bas-Alpin a payé les conséquences d’un calendrier effréné en 2025.
« Je me suis fait une rupture des ligaments de la cheville en septembre. J’ai eu 34 week-ends rugby l’année dernière. Ça a été une saison très chargée (rires) avec peu de repos… Surtout pour quelqu’un qui travaille à côté. Ça m’a fait du bien de couper et je suis revenu en forme depuis janvier avec le Smuc en Fédérale 3 », constate l’arrière qui possède une double licence afin de jouer quelques matchs avec Manosque en Régionale 3 à l’image du quart de finale face à Maubec.
« La priorité reste la sélection nationale »
Le Manosquin n’oublie pas également les South Sevens qui lancent leur saison à Monaco le 1er mai. Seulement Mathieu Selmi-Etienne ne jouera pas avec eux afin de se concentrer avec le Maroc.
Car entre les phases finales avec le Stade marseillais université club et Manosque, « la priorité reste la sélection nationale », souligne celui qui évolue au poste de pilier lors des rencontres à 7. « Parfois, c’est plus épuisant de gérer l’organisation que de jouer finalement » rigole-t-il.
Les prochaines échéances avec la sélection marocaine se dérouleront en France avec un stage à Paris à la mi-mai avant de se rendre en Alsace pour préparer au mieux la Coupe d’Afrique à l’île Maurice en juin. D’ici là, il tentera de qualifier Manosque en demi-finale de Régionale 3.