Alors qu’elle visait un sixième
titre de championne d’Europe, Romane Dicko a été éliminée en quarts
de finale. Mais Léa Fontaine disputera en revanche les demies, tout
comme Kaïla Issoufi. Chez les hommes, Mathéo Akiana Mongo a été
battu d’entrée.
Avec neuf médailles, mais seulement deux en or, la France occupe
la deuxième place au classement des médailles avant la dernière
journée des championnats d’Europe de judo à Tbilissi, derrière le
pays-hôte, la Géorgie. Mais elle peut encore en glaner trois ce
dimanche, dont deux en or. Sacrée championne d’Europe chez les
cadets en 2016 (en +63kg), chez les juniors en 2017, puis chez les
seniors en 2018, 2020, 2022, 2023 et 2025, Romane Dicko ne visait
évidemment rien d’autre que l’or à Tbilissi en +78kg. Mais la
double médaillée de bronze olympique a échoué dans sa quête. La n°3
mondiale, qui n’avait passé que 86 secondes sur le tatami pour
éliminer l’Allemande Lilli Louise Wojta (112e) lors de son entrée
en lice, a été piégée en quarts de finale par l’Estonienne
Emma-Melis Aktas (16e), qu’elle avait pourtant battue l’an passé
aux Mondiaux. Aktas a réussi à l’emmener jusqu’au golden score, et
un yuko après 5’53 de combat a fini par faire la différence. C’est
une sacrée désillusion pour la Française, qui va désormais défier
l’Israélienne Yuli Alma Mishiner (11e), qu’elle a battue à l’Euro
l’an passé, lors de son premier combat de repêchage.
Fontaine pour prendre le relais
?
Si Dicko a échoué dans sa quête d’or, la France peut en revanche
compter sur Léa Fontaine, souvent dans l’ombre de sa compatriote,
et qui a une magnifique occasion de chiper la vedette à Dicko. La
judokate de 24 ans, médaillé d’argent européenne en 2021 et de
bronze en 2024, a en effet rallié le dernier carré. Après avoir
bénéficié du forfait de son adversaire croate Tina Radic (24e) au
premier tour, la n°5 mondiale a éliminé Mishiner sur ippon après
1’04 de combat. Elle sera opposée en demies à Aktas, la tombeuse de
Dicko, qu’elle n’a encore jamais affrontée. L’occasion de venger sa
compatriote ? En -78kg, Kaïla Issoufi (25 ans) dispute ses premiers
championnats d’Europe. Et elle disputera elle aussi les
demi-finales. La Française, n°9 mondiale, n’a passé que 78 secondes
sur le tatami lors de son premier combat contre la Biélorusse
Slaviana Rylkevich (47e) puis 37 secondes contre l’Israélienne
Inbar Lanir (14e) pour son deuxième. En demi-finales, elle aura
droit à un très gros challenge, face à l’Italienne Alice Bellandi,
n°2 mondiale et championne olympique en titre, qui l’a éliminée en
novembre dernier lors de leur seule confrontation.
Les Bleus s’arrêtent à quatre
médailles
Chez les hommes, aucun Français n’était en lice chez les -100kg.
En revanche, Mathéo Akiana Mongo représentait le clan tricolore
dans la catégorie des +100kg, celle de Teddy Riner, absent cette
année. Mais le jeune judoka de 19 ans, 53e mondial, a été éliminé
dès son entrée en lice par l’Allemand Erik Abramov (42e), après
seulement 28 secondes de combat. Le Français n’a pas été repêché,
et la délégation masculine tricolore repart donc de Tbilissi avec
quatre médailles : l’or de Luka Mkheidze et le bronze de Walide
Khyar, Dayyan Boulemtafes et Maxime-Gaël Ngayap Hambou. C’est une
de moins que l’an dernier à Pogdorica.