Leader européen des services numériques accompagnant la transformation digitale des entreprises, Inetum se déploie activement sur le continent africain, dans un contexte technologique international en ébullition. Imad Haddour, CEO Afrique du groupe revient sur la performance régionale de la multinationale française et livre notamment son analyse des enjeux de l’IA et de la cybersécurité.
LA TRIBUNE AFRIQUE – Le groupe Inetum est actif en Afrique depuis une vingtaine d’années. Aujourd’hui, comment se présentent les activités régionales ?
IMAD HADDOUR – Nous avons eu une année 2025 exceptionnelle où notre business en Afrique a connu une croissance de 18% par rapport à l’année précédente. Ces résultats émanent de nos deux filiales africaines, Maroc et Tunisie, à partir desquelles nous couvrons toutes nos activités continentales. C’est un choix stratégique du groupe – tant en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique latine qu’en Afrique – de se focaliser pour rassembler nos forces, afin d’être très bons dans des zones géographiques où nous avons la capacité de nous développer et de renforcer notre expertise, de même que les certifications de nos consultants. Nous continuons à faire des projets au Congo, au Ghana, au Cameroun, mais depuis Casablanca. Récemment, j’étais par exemple à Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour un projet avec la Banque africaine de développement.
En 2026, nous nous attendons à une croissance soutenue sur le continent et le groupe continue d’y croire et d’investir.
Alors que la tech a connu de nombreuses évolutions au cours de deux dernières décennies, quels sont aujourd’hui les axes clés de votre stratégie africaine ?
Tout d’abord, la stratégie Afrique d’Inetum est en ligne avec ce que nous voulons faire au niveau du groupe, c’est-à-dire développer notre métier d’intégrateur en nous appuyant sur nos partenariats avec les intégrateurs mondiaux. Nous sommes d’ailleurs fortement sollicités sur des projets de transformation aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé via des solutions parmi lesquels Salesforce, SAP, Sage et Microsoft, les trois derniers dont nous sommes les premiers partenaires en Afrique du Nord et francophone, sachant que notre partenariat avec Microsoft porte sur des applications métiers. Il y a une réelle demande du marché car les entreprises et organisations veulent éviter des projets budgétivores avec effet tunnel.