Le business des « corps sculptés » vient de subir un sérieux coup d’arrêt à Dakar. Les éléments de la gendarmerie ont mis fin aux activités d’un réseau de trafic de produits esthétiques douteux qui opérait depuis les Almadies 2. Le bilan de la saisie donne le tournis : 1 700 gélules, des dizaines de sirops, des crèmes et des poudres promettant monts et merveilles, notamment pour « l’augmentation des fesses » ou l’amincissement express.
Tout a basculé lors d’un contrôle de routine. Un livreur, dont le comportement a éveillé les soupçons, a été intercepté avec un sachet compromettant. La fouille de la malle de sa moto a révélé l’étendue de sa cargaison : un arsenal de substances prohibées prêtes à être livrées aux quatre coins de la capitale. Acculé, l’homme est passé aux aveux, menant directement les enquêteurs vers son quartier général.
Sur place, dans un appartement des Almadies 2, les pandores ont cueilli la tête pensante du réseau : F. Faye, une femme de 39 ans. Son domicile servait d’officine clandestine où s’entassaient des produits importés en toute illégalité depuis la Côte d’Ivoire. Selon ses propres déclarations, elle se fournissait auprès d’une certaine « Maman Jolie » et gérait ses transactions par transferts d’argent électroniques.
En plus de la marchandise, une voiture BMW, une moto et un coffre-fort contenant les recettes du trafic ont été saisis. Les deux complices dorment désormais en garde à vue. Ils devront répondre de chefs d’accusation graves, notamment exercice illégal de la profession de pharmacien et mise en danger de la vie d’autrui. Une enquête qui rappelle, une fois de plus, les dangers de ces solutions miracles vendues hors circuit médical.