Les beaux jours reviennent, et avec eux les projets de voyage. Peut-être aimeriez-vous privilégier le train, mode de transport le moins polluant, pour votre prochaine escapade ? La différence d’impact est considérable : selon le calculateur de l’Ademe, un trajet Paris-Lisbonne, par exemple, émet en moyenne 268 kilos de CO2 en avion, contre seulement 6,2 en train. Emprunter le réseau ferroviaire est donc largement préconisé pour réduire notre empreinte carbone. En prime, s’enthousiasme Forbes, “quoi de plus romantique que de s’installer dans un wagon-lit dans une ville européenne que l’on aime et de se laisser transporter du jour au lendemain vers une nouvelle ville européenne, prêt à découvrir tout ce qu’elle a à offrir ?”
Seulement, voilà : d’importants obstacles persistent qui freinent l’élan des voyageurs souhaitant se détourner de l’avion. Un rapport du Réseau Action Climat publié ce mardi 21 avril passe en revue les difficultés qui transforment parfois en “casse-tête” les voyages en train à travers l’Europe.
“Digne de l’âge de la pierre”
D’abord, il y a encore trop peu de liaisons directes entre les villes européennes. “Sur les 31 liaisons aériennes qui ont transporté plus de 1 million de personnes en 2024, quatre sont impossibles à réaliser en train dans la journée”, souligne le rapport – c’est le cas, hélas, du trajet entre Paris et Lisbonne que nous citions en exemple –, tandis que “18 nécessitent au moins une correspondance”. Pour rejoindre Rome à partir de Paris, par exemple, il faut passer par Milan. Seuls neuf de ces liaisons “disposent d’un trajet direct”.
Au Royaume-Uni, le quotidien The Guardian se fait l’écho de ces difficultés, soulignant que “le système de réservation de billets de train transfrontaliers, ‘digne de l’âge de la pierre’ [selon une analyse du groupe de réflexion Transport & Environment], freine l’action climatique des consommateurs”. C’est l’autre problème majeur mis en lumière par le rapport du Réseau Action Climat : sur les sites des compagnies ferroviaires, les trajets internationaux – pourtant tout à fait faisables en train – ne s’affichent pas dès lors qu’ils comprennent une correspondance. “Les liaisons aériennes populaires telles que Lisbonne-Madrid ou Barcelone-Milan ne peuvent être réservées sur le site d’aucun opérateur ferroviaire, tandis que celles comme Paris-Rome et Amsterdam-Milan ne peuvent être réservées qu’auprès d’un seul opérateur”, explique le journal.
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