Toujours pas de traces de Manon Relendeau. Après la disparition, fin mars, d’une jeune femme et de sa fille de 15 mois à Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique), le parquet de Nantes a ouvert une information judiciaire pour meurtre par conjoint et enlèvement de mineur, a indiqué le procureur, confirmant une information d’ICI Loire Océan.
Privés de nouvelles depuis plusieurs jours, les proches de la jeune femme ont signalé sa disparition le 3 avril. D’importants moyens ont été mobilisés durant le week-end de Pâques, sans permettre de retrouver la disparue ni sa fille de 15 mois, prénommée Inaya. Une cellule nationale d’enquête, composée de 15 enquêteurs et dirigée par la Section de recherches de Nantes a été spécifiquement créée, selon la gendarmerie nationale. Équipe cynophile, hélicoptère, drone… Au total, environ 100 militaires et moyens spécifiques ont été engagés dans le cadre des recherches de la jeune femme.
Les investigations ont en revanche permis de retracer le parcours du compagnon de la jeune femme jusqu’à l’aéroport de Nantes. L’homme a quitté la France le 2 avril à destination de l’Algérie, accompagné de l’enfant, dont il est le père. Depuis son départ de l’Hexagone, il a pris contact avec plusieurs personnes, selon le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, sans donner plus de détails.
Une éleveuse « discrète » et « souriante »
Âgée de 31 ans, Manon Relandeau vivait depuis trois ans dans cette commune d’environ 8 000 habitants, à une vingtaine de kilomètres de Nantes. Éleveuse de vaches, elle exploitait une ferme de 65 hectares et gérait également une pension pour chevaux. Sa dernière publication sur les réseaux sociaux, où elle postait régulièrement sa vie d’agricultrice, remonte au 19 mars.
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Ses voisins la décrivent auprès d’ICI Loire Océan comme « discrète », « travailleuse » et « souriante ». Depuis sa disparition, des agriculteurs du secteur ont pris en charge son troupeau, tandis que les propriétaires viennent s’occuper de leurs chevaux, rapporte de son côté Le Parisien. « Elle ne serait pas partie sans sa fille de 15 mois, ni en laissant sa ferme », pointe une voisine auprès de nos confères.
Un homme « qui cherche à la contrôler »
De son côté, l’homme recherché, âgé de 41 ans, est décrit comme « beaucoup plus froid qu’elle, qui cherche à la contrôler, qui lui interdit d’avoir des contacts avec d’autres hommes, surveille son téléphone, et répond parfois à sa place », selon ICI Loire Océan. Certains voisins le soupçonnent même d’avoir continué à envoyer des messages avec le compte Facebook de sa conjointe, alors qu’elle était déjà recherchée.
Le couple louait ensemble une maison à l’entrée du bourg de Saint-Étienne-de-Montluc, de manière discrète. Arrivé en début d’année, il ne semblait pas vouloir s’intégrer dans le quartier, selon les voisins interrogés par Le Parisien. L’un d’eux raconte avoir vu deux ou trois fois le père promener sa fille en poussette. « Il n’a jamais répondu à mon bonjour », remarque-t-il. Face aux éléments recueillis, « convergeant vers l’hypothèse d’un meurtre », le parquet a saisi un juge d’instruction le 7 avril. L’enquête se poursuit désormais sous son autorité.