Le directeur général des impôts, Abou Sié Ouattara, a présenté, le 17 avril 2026, le bilan des activités de la Direction générale des impôts (DGI) au titre du premier trimestre. Les services fiscaux ont mobilisé 2,02 milliards USD, pour un objectif fixé à 2,22 milliards USD, soit un écart négatif de 196,67 millions USD par rapport aux prévisions budgétaires. Le taux de réalisation global des objectifs de recettes ressort ainsi à 91,1 %.

Sur la même période en 2025, la DGI avait collecté 1,85 milliard USD, pour un objectif de 2,13 milliards USD. En glissement annuel, les recettes enregistrent donc une hausse de 176,67 millions USD, soit une progression de 9,7 %.

La Direction générale des impôts explique l’écart constaté au premier trimestre par le retard dans la mise en œuvre des réformes de l’impôt foncier, prévues dans l’annexe fiscale 2024 et réaménagées jusqu’en 2026. Selon l’administration, ce décalage n’a pas permis de générer et de distribuer les avis d’imposition aux contribuables avant la première échéance légale fixée au 15 mars. Une partie des recettes foncières attendues n’a donc pas pu être recouvrée durant le trimestre.

La DGI évoque également des contraintes opérationnelles. Abou Sié Ouattara a cité des difficultés techniques, notamment l’indisponibilité ponctuelle du réseau électrique et l’instabilité du système informatique de l’administration fiscale. Précisant que ces perturbations ont affecté le déroulement des opérations de collecte et contribué à l’écart entre les recettes réalisées et les objectifs inscrits dans la loi de finances.