PAR CONTUMACE – Le romancier franco-algérien est visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis par l’Algérie

L’écrivain franco-algérien Kamel Daoud a annoncé sur X, mercredi 22 avril 2026, avoir été condamné à trois ans de prison ferme et cinq millions de dinars d’amende en Algérie, où il était poursuivi pour son roman Houris, avec lequel il avait remporté le prix Goncourt en 2024.

« Je suis condamné à trois ans de prison ferme et à cinq millions de dinars algériens d’amende, en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale », indique le romancier dans son message.

En novembre 2024, un tribunal algérien avait accepté une première plainte contre l’écrivain – et son épouse, psychiatre – pour avoir dévoilé et utilisé l’histoire d’une patiente pour l’écriture de son roman Houris.

De troublantes similitudes ?

Deux recours avaient alors été déposés contre Kamel Daoud et son épouse, qui a soigné Saâda Arbane, rescapée d’un massacre pendant la décennie noire de guerre civile en Algérie.

Houris, qui désigne dans la foi musulmane les jeunes filles promises au paradis, est un roman sombre se déroulant en partie à Oran sur le destin d’Aube, jeune femme muette depuis qu’un islamiste lui a tranché la gorge le 31 décembre 1999.

Un sujet interdit

Il ne peut pas être édité en Algérie car il tombe sous le coup d’une loi interdisant tout ouvrage sur la décennie noire (entre 1992 et 2002), qui a fait au moins 200.000 morts, selon des chiffres officiels.

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Kamel Daoud est en outre visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis par l’Algérie en mai 2025. Le roman fait égaleme(…)

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