Le Forum canarien sahraoui a exprimé, par le biais d’un communiqué officiel, son appréciation positive de la proposition d’autonomie du Maroc pour le Sahara occidental, la considérant comme « la seule solution réaliste, viable et durable au conflit ».
Après avoir évalué les récents événements internationaux liés à la question du Sahara, le Forum canarien sahraoui a souligné « la reconnaissance progressive de l’initiative d’autonomie proposée par le Royaume du Maroc comme la seule solution réaliste, viable et durable au conflit ».
Le Forum canarien sahraoui a estimé que la visite de l’ambassadeur de France au Maroc à Laayoune, le 15 avril dernier, a marqué « un tournant dans la politique européenne à l’égard du Sahara ». « L’inauguration d’une infrastructure éducative permanente, intégrée au réseau scolaire français, dépasse le simple cadre symbolique : elle constitue une manifestation claire de normalisation opérationnelle et de reconnaissance pratique du territoire en tant qu’espace de coopération stable sous administration marocaine », a souligné le Forum canarien sahraoui.
Le Forum a également indiqué que « la décision de la République du Mali de retirer sa reconnaissance de la RASD et de soutenir le plan d’autonomie marocain représente une avancée stratégique de premier ordre ». « Après plus de 45 ans de reconnaissance, ce changement reflète une réévaluation en profondeur du conflit sous l’angle de la stabilité régionale, en particulier dans le contexte du Sahel », a déclaré officiellement le Forum canarien sahraoui.
Le Forum canario-saharaui a également salué de manière décisive la position récente des États-Unis comme « un élément déterminant dans l’évolution du conflit ». « Les déclarations de l’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Mike Waltz, conditionnant la poursuite de la MINURSO à la progression vers une solution fondée sur l’autonomie marocaine, marquent un tournant dans le traitement international de cette question », a souligné le Forum.

Fórum Canario Saharaui
Ci-dessous, le communiqué officiel du Forum canario-saharaui :
Le Forum canario-saharaui souhaite exprimer son appréciation face aux récents événements internationaux liés à la question du Sahara, qui confirment sans équivoque une tendance mondiale de plus en plus affirmée : la reconnaissance progressive de l’initiative d’autonomie proposée par le Royaume du Maroc comme la seule solution réaliste, viable et durable au conflit.
Loin d’être des faits isolés, les mouvements diplomatiques, économiques et stratégiques enregistrés ces dernières semaines témoignent et consolident un changement structurel dans la position de la communauté internationale, qui s’articule autour de trois axes fondamentaux : le soutien européen, le tournant africain et le leadership décisif des États-Unis dans la redéfinition de la question au sein des Nations Unies.
1. La France et la consolidation d’une présence structurelle au Sahara
La visite de l’ambassadeur de France au Maroc à Laâyoune le 15 avril dernier marque un tournant dans la politique européenne à l’égard du Sahara. L’inauguration d’une infrastructure éducative permanente, intégrée au réseau scolaire français, dépasse le cadre symbolique : elle constitue une manifestation claire de normalisation opérationnelle et de reconnaissance pratique du territoire comme espace de coopération stable sous administration marocaine.
La France, acteur clé au sein de l’Union européenne et du Conseil de sécurité, déploie une stratégie d’influence fondée sur l’éducation, l’investissement et la coopération économique, remplaçant progressivement l’approche militaire par une approche structurelle et durable. Ce modèle positionne le Maroc comme un partenaire stratégique et une plateforme essentielle entre l’Afrique et l’Europe, renforçant le rôle du Sahara au sein d’un axe atlantique de développement.
L’implication française n’est pas un fait isolé, mais s’inscrit dans une tendance européenne plus large où divers pays ont progressivement aligné leur position sur la proposition d’autonomie comme base de solution. La présence d’entreprises, de projets énergétiques et de réseaux éducatifs dans la région confirme que le Sahara est en train d’être intégré dans les dynamiques internationales de développement, consolidant ainsi sa stabilité et ses perspectives d’avenir.
2. Le tournant africain : le Mali et la reconfiguration de l’équilibre diplomatique
La décision de la République du Mali de retirer sa reconnaissance de la RASD et de soutenir le plan d’autonomie marocain représente une avancée stratégique de premier ordre. Après plus de 45 ans de reconnaissance, ce changement reflète une réévaluation en profondeur du conflit sous l’angle de la stabilité régionale, en particulier dans le contexte du Sahel.
Le Mali s’inscrit ainsi dans une tendance croissante en Afrique et dans d’autres régions du monde, où plus de quarante pays ont revu leur position vis-à-vis de la RASD, soit en retirant, soit en gelant leur reconnaissance. Ce processus s’est accompagné de l’ouverture de consulats dans des villes du Sahara, ce qui constitue un soutien politique et diplomatique tangible à la souveraineté marocaine.
Ce revirement affaiblit non seulement considérablement la position du Front Polisario, mais met également en évidence l’isolement progressif des thèses immobilistes. La stratégie marocaine, fondée sur la coopération économique, l’intégration régionale et le développement partagé, génère des alliances solides qui transcendent le domaine politique et s’étendent à des secteurs clés tels que les infrastructures, l’énergie et le commerce.
Dans ce nouveau contexte, le Sahara cesse d’être perçu comme un conflit gelé pour devenir un espace d’opportunités au sein d’une architecture régionale en transformation, où la stabilité et le développement s’imposent comme des priorités.
3. Les États-Unis, la MINURSO et le changement définitif de paradigme international
La position récente des États-Unis introduit un élément décisif dans l’évolution du conflit. Les déclarations de l’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Mike Waltz, conditionnant la poursuite de la MINURSO à la progression vers une solution fondée sur l’autonomie marocaine, marquent un tournant dans le traitement international de cette question.
Washington ne se contente pas de soutenir la proposition marocaine, mais lie directement l’architecture institutionnelle des Nations unies à sa mise en œuvre, la désignant comme la seule base crédible pour une solution politique. Cette approche, soutenue par la résolution 2797 du Conseil de sécurité, consolide un changement de paradigme qui privilégie les solutions réalistes face à des approches obsolètes et irréalisables.
La redéfinition éventuelle — voire la transformation en profondeur — de la MINURSO reflète la perception croissante que son mandat initial est désormais dépassé et obsolète face à la réalité politique et aux décennies d’évolution du différend. La communauté internationale s’oriente vers un modèle axé sur des résultats concrets, où la stabilité, l’intégration territoriale et le développement économique occupent une place centrale.
Ce processus ne se contente pas de redéfinir le rôle des Nations unies, mais met également en évidence l’épuisement définitif des propositions qui ont perpétué l’impasse pendant des décennies. L’autonomie sous souveraineté marocaine apparaît ainsi comme le seul cadre opérationnel capable de garantir une solution durable.
Conclusion
Le Forum canario-saharaui estime que la convergence de ces trois vecteurs — l’Europe, l’Afrique et les États-Unis — confirme une dynamique internationale irréversible. Le soutien politique, l’intégration économique et la redéfinition institutionnelle du conflit vont dans la même direction : la consolidation du plan d’autonomie marocain comme solution définitive.
C’est pourquoi nous réitérons notre ferme soutien à cette initiative — que nous soutenons depuis sa présentation en 2007 —, car elle représente la voie la plus réaliste pour garantir la paix, la stabilité et le développement au Sahara, en accord avec l’évolution de la communauté internationale et les exigences du nouveau contexte géopolitique.