Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a « déploré » que Kamel Daoud « puisse être condamné, où que ce soit d’ailleurs, pour avoir écrit un livre ».Le romancier franco-algérien a écopé d’une peine de trois ans de prison ferme en Algérie pour avoir parlé de la guerre civile algérienne dans son roman « Houris », prix Goncourt en 2024.
Le gouvernement français se tient à ses côtés. Le romancier franco-algérien Kamel Daoud a reçu le soutien des ministres français des Affaires étrangères et de la Culture au lendemain de sa condamnation à trois ans de prison ferme en Algérie pour avoir abordé la guerre civile algérienne dans son roman Houris, prix Goncourt en 2024. Jean-Noël Barrot « déplore » que ce « grand écrivain puisse être condamné, où que ce soit d’ailleurs, pour avoir écrit un livre ».
Un attachement indéfectible à la liberté de créationCatherine Pégard, ministre française de la Culture
Interrogé sur Franceinfo (nouvelle fenêtre)sur d’éventuelles protections concrètes à lui apporter, le ministre des Affaires étrangères a rappelé que Kamel Daoud « était résident en France ». « Il n’a aucune raison d’être inquiété », a-t-il déclaré. La ministre française de la Culture Catherine Pégard a martelé son « attachement indéfectible à la liberté de création qui, souvent, s’éprouve dans les zones de tension qu’elle révèle ». dans une déclaration transmise à l’AFP. Elle souligne aussi « la nécessité de défendre les artistes dans leur dignité et leur sécurité, la littérature demeurant un espace vivant de création ».
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Kamel Daoud a lui-même annoncé sa condamnation dans un message posté sur X. « Le tribunal a formalisé un interdit de retour en Algérie », a ajouté le romancier, qui vit en France après avoir quitté l’Algérie où il a longtemps été journaliste. Cette décision de justice intervient alors que les relations franco-algériennes se sont récemment un peu améliorées après une période de vives tensions liées notamment à l’incarcération pendant un an de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal.
Celui-ci a été gracié par le président algérien en novembre 2025. Le journaliste sportif français Christophe Gleizes est lui toujours détenu en Algérie, après la confirmation fin 2025 de sa condamnation en appel à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ». Ses soutiens dénoncent une condamnation politique.
La rédaction de TF1info avec AFP
