Le jardinier sans papiers de Jany Le Pen, veuve de Jean-Marie Le Pen, a été expulsé vers le Maroc ce jeudi à la mi-journée, malgré une tentative de dernière minute de la nonagénaire pour empêcher son éloignement.
Âgée de 96 ans, elle s’était rendue la veille au local de rétention administrative (LRA) de Nanterre (Hauts-de-Seine), où l’homme était retenu depuis son interpellation mardi. Présente une quarantaine de minutes, elle avait plaidé sa cause et envisagé de faire appel à un avocat, sans succès. Arrivé en France de manière irrégulière en 2017, cet homme de 32 ans n’avait jamais obtenu de titre de séjour et travaillait depuis plusieurs années à son domicile.
Une politique d’éloignement renforcée
Cette expulsion s’inscrit dans la ligne défendue par le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, qui revendique une politique d' »extrême fermeté » en matière d’immigration. Ces derniers mois, les mesures d’éloignement ont fortement augmenté dans le département, avec une hausse significative des expulsions.
Les autorités mettent en avant un renforcement des dispositifs, notamment en lien avec les établissements pénitentiaires, afin d’accélérer les procédures visant les étrangers en situation irrégulière. Des aides au retour volontaire ont également été mises en place pour favoriser certains départs.
Dans ce contexte, les recours individuels, comme celui tenté par Jany Le Pen, ont peu de chances d’aboutir. Le préfet a d’ailleurs assuré vouloir maintenir cette ligne, évoquant un objectif de fermeté pour répondre aux enjeux de sécurité et de gestion de l’immigration dans le département.