Après un passage par l’hôtel de ville, la délégation s’est rendue à la Brasserie Caulier, avant de découvrir la basilique. Un programme pensé pour mettre en avant le patrimoine et le savoir-faire local.
Des projets concrets dans les cartons
C’est à la brasserie que les échanges ont pris une tournure plus concrète. Les deux hommes ont affiché leur volonté de tisser des liens durables entre la Belgique et le Ghana. « L’objectif est de rassembler et de profiter de cette diversité culturelle pour échanger », souligne Jimmy Ababio.
Parmi les pistes évoquées, un possible jumelage entre Péruwelz et une ville ghanéenne, mais aussi des échanges scolaires. « Des étudiants belges pourraient partir apprendre l’anglais, tandis que des étudiants ghanéens viendraient chez nous pour apprendre le français », précise-t-il.
D’autres sujets ont également été abordés, comme la pénurie de personnel soignant en Belgique. « Le Ghana dispose de nombreux infirmiers et infirmières, il faut voir ce qui pourrait être envisagé avec les autorités compétentes », ajoute le bourgmestre.
Sur le plan économique, les entreprises locales n’ont pas été oubliées. « Cela m’a permis de mettre en avant des sociétés de chez nous qui exportent déjà à l’international et qui pourraient s’intéresser au marché ghanéen », explique-t-il. La Brasserie Caulier, déjà active en Afrique, pourrait-elle franchir une nouvelle étape ? « On ne peut rien garantir, mais c’est une possibilité. »

Le collège communal péruwelzien a accueilli en grande pompe l’ambassadeur et son équipe à l’intérieur de la Brasserie Caulier. ©édA
Le collège communal péruwelzien a accueilli en grande pompe l’ambassadeur et son équipe à l’intérieur de la Brasserie Caulier. ©édA
La visite s’est conclue dans une ambiance conviviale autour de deux bières maison, la Bon Secours et la Paix Dieu. L’ambassadeur, séduit, a tenu à remercier chaleureusement la population pour son accueil. Curieux et enthousiaste, il s’est même laissé tenter par une spécialité locale. « Je lui ai fait découvrir la caquette, un dessert typiquement péruwelzien… il a adoré au point de me demander la recette », sourit Jimmy Ababio.
Une journée riche en symboles, mais aussi en perspectives. « J’espère que l’on pourra refaire ce genre de visite avec d’autres pays pour faire rayonner Péruwelz et son savoir-faire », conclut le bourgmestre.