Plusieurs indicateurs dévoilés ces derniers jours soulignent la vulnérabilité européenne face à la crise du golfe Persique. Selon l’étude du FMI sur les perspectives économiques mondiales en avril, la zone euro accuse le plus fort recul de tous les plus grands pays développés : les experts de l’institution de Washington s’attendent à une baisse de la croissance en 2026 à 1,1 %, contre 1,4 % en 2025.

L’indice des directeurs d’achat (PMI) de S&P Global, en forte baisse en avril, traduit pour sa part une chute importante de l’activité économique dans la zone euro, qui avait pourtant bien résisté aux perturbations du commerce international liées aux taxes douanières décidées par Donald Trump en avril 2025. Le secteur des services (47,4 contre 50,2 en mars – le seuil de 50 sépare la croissance de la récession), moteur européen de la croissance l’an dernier, enregistre sa plus faible performance dans la zone euro depuis les confinements du début de l’année 2021.

Le coût des intrants atteint quant à lui son plus haut niveau en trois ans. À l’inverse, le climat des affaires s’affiche au plus bas depuis fin 2022. En France, le ralentissement s’est aggravé, avec une forte baisse de l’activité depuis plus d’un an, alors que l’Allemagne, en fragile reprise, connaît sa première contraction en douze mois.