La Chine est devenue le marché de référence mondiale pour la voiture et les Occidentaux en sont réduits à copier ses inventions pour survivre.Le spécialiste économie de TF1 François Lenglet livre sa mise au point sur le plateau du 20H.

« Mieux vaut apprendre à pêcher que donner du poisson », dit un proverbe chinois. Et c’est exactement ce que l’Occident a fait en transférant sa technologie automobile à Pékin il y a 30 ans. Sauf qu’aujourd’hui, ce sont les Chinois qui possèdent les chalutiers. La Chine est devenue le marché de référence mondiale pour la voiture, par la taille, 34 millions de véhicules vendus en 2025, mais surtout par la qualité.

Pour survivre, nos constructeurs en sont réduits à copier les ChinoisFrançois Lenglet

Les voitures chinoises possèdent des innovations, que les Européens peinent à égaler, avec des prix 30 à 40% inférieurs. Là-bas, même les ingénieurs font les 3-8. 

Conséquence : la part de marché des Occidentaux en Chine s’effondre. Elle est passée de 64% en 2020 à 32% aujourd’hui. 

Lire aussi

La Chine double ses exportations de voitures électriques en un an : « Ils ont vingt ans d’avance technologique », analyse Nicolas Doze sur LCI

Pour survivre, nos constructeurs en sont réduits à copier les Chinois. Leurs inventions, leurs organisations ultra efficaces. Ils s’associent avec eux, Stellantis avec Leapmotor, Renault avec Geely. Certains envisagent d’ouvrir leur capital aux Chinois pour accéder aux technologies de batteries à très grande autonomie et de logiciels embarqués et les utiliser en Europe. Stellantis devrait même produire dans ses propres usines européennes, en sous-capacité, des véhicules chinois. 

La Chine était, naguère, l’atelier du monde. Aujourd’hui, c’est l’Europe qui est en passe d’être l’atelier de la Chine. 

François LENGLET