Avec notre correspondante à Pékin, Cléa Broadhurst

À Qingdao, dans l’est de la Chine, un cargo chargé de pièces automobiles, de pneus et de panneaux solaires a mis le cap fin avril vers les ports ouest-africains de Tema et Lagos.  Une nouvelle ligne hebdomadaire opérée par 13 navires – et déjà la deuxième vers l’Afrique ouverte cette année par le port.

C’est la même dynamique à Yantai, où trois nouvelles routes ont été lancées depuis janvier vers l’Algérie, la Namibie et d’autres destinations. Au premier trimestre, le trafic vers l’Afrique y dépasse les 2 millions de tonnes, en hausse de plus de 30 % sur un an.

Liaison vers l’Afrique du sud

Et surtout à Tianjin, où une liaison directe vers l’Afrique du Sud, inaugurée le 20 avril, permet de réduire les délais de transport à 40 jours – soit dix jours de moins qu’auparavant – avec des porte-conteneurs pouvant transporter jusqu’à 11 000 boîtes.

La nouveauté, est là : des routes plus nombreuses, mais surtout directes, sans escales intermédiaires. Résultat, des coûts logistiques réduits, des chaînes d’approvisionnement sécurisées et des échanges accélérés dans les deux sens.

Derrière ces cargos, la Chine redessine ses routes commerciales – et renforce son ancrage économique sur le continent africain.

À lire aussiPorts, commerce et stratégie: la Chine étend son empreinte maritime de l’Afrique au Golfe