L’historien Benjamin Stora, le 20 mai 2025.

L’historien Benjamin Stora, le 20 mai 2025. JOEL SAGET/AFP

Lire plus tard Google Actualités Partager

Facebook Bluesky E-mail Copier le lien

Envoyer

S’abonner pour lire

L’Algérie vient d’être l’objet d’une nouvelle escarmouche au sein de la politique intérieure française. Les protagonistes : le chef de l’Etat Emmanuel Macron, au pouvoir pour encore un an, qui a fait de la réconciliation mémorielle entre les deux rives de la Méditerranée un enjeu de ses deux quinquennats, et l’ex-ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, patron du parti Les Républicains (LR), candidat au scrutin présidentiel de mai 2027 et partisan d’une ligne dure avec Alger. En déplacement dans l’Ariège lundi 27 avril, le locataire de l’Elysée a été interrogé sur la situation des « praticiens à diplôme hors Union européenne », les fameux Padhue, dont l’Algérie est le principal pays d’origine. « On a un système qui marche sur la tête », a-t-il lâché, déplorant qu’on ne facilite pas la vie à ces médecins, en leur faisant repasser des concours, alors qu’ils contribuent à la lutte contre les déserts médicaux. Et le président a cru bon d’ajouter : « Allez le dire à tous les mabouls qui disent qu’il faut se fâcher avec l’Algérie. »

Bruno Retailleau a dû se sentir visé. Le jour même, le chef de LR s’est empressé de pondre un communiqué : « Le problème, ce ne sont pas les médecins algériens mais les centaines d’OQTF dangereux [condamnés à quitter le territoire, NDLR] qui n’ont plus rien à faire en France et que l’Algérie refuse …

Article réservé aux abonnés.

Se connecter

Offre spéciale

Tous nos contenus exclusifs en accès illimité

S’abonner pour 1€ le premier mois

ou

Subscribe with Google