Photo Facebook Manon Relandeau
Une enquête pour « meurtre par conjoint » et « enlèvement de mineur » a été ouverte après la disparition de Manon Relandeau, a indiqué le parquet de Nantes, le 20 avril.
Le conjoint de Manon Relandeau a été interpellé en Algérie dans le cadre de l’enquête sur la disparition de la mère de famille âgée de 31 ans, résidant en Loire-Atlantique. « Le conjoint de la disparue a été interpellé par les services de police algériens » et « sa fille Inaya était avec lui », a annoncé le procureur de Nantes, Antoine Leroy.
Les proches de Manon Relandeau sont sans nouvelles d’elle depuis la fin du mois de mars, et elle est recherchée depuis vendredi 3 avril. Rapidement son compagnon s’est imposé comme étant le principal suspect. Une enquête pour « meurtre par conjoint » et « enlèvement de mineur ». L’homme a pris l’avion le 2 avril avec leur fille âgée de 15 mois à destination de l’Algérie, selon le parquet de Nantes. Un mandat d’arrêt international avait été émis à son encontre.
Selon les informations de Presse Océan, l’homme suspecté s’était d’abord rendu à Dely Ibrahim, une commune située à l’ouest d’Alger, avant de retourner à proximité d’El Affroun (Blida), la ville dont il est originaire, située au sud d’Alger.
Deux personnes suspectées d’avoir aidé le conjoint mises en examen
Pour l’heure, on ignore si une extradition est envisagée et si le suspect a pu être entendu par les autorités françaises, compte tenu des relations diplomatiques tendues entre la France et l’Algérie.
En parallèle, deux personnes ont été mises en examen pour « association de malfaiteurs », le jeudi 23 avril. Une femme et un homme sont soupçonnés d’avoir emmené le suspect et son bébé à l’aéroport de Nantes, considéré comme une aide à la fuite du conjoint. Ce dernier avait pris le risque de réagir à ces interpellations lors du live d’un influenceur algérien : il affirmait que la femme écrouée devait être « libérée », et qu’elle « n’avait rien fait ».
Les enquêteurs évoquent la possibilité que Manon Relandeau soit aujourd’hui décédée. Ouest-France affirme qu’avant de ne plus donner signe de vie, la jeune femme avait contacté Citad’elles, le centre d’accueil des victimes de violences familiales de Nantes. Un rendez-vous avait été pris.