Le président des Républicains, Bruno Retailleau, était l’invité de « Bonjour ! La Matinale » sur TF1 ce mercredi.Le patron de LR et candidat à la présidentielle a réagi aux propos d’Emmanuel Macron, qui avait qualifié de « mabouls » les partisans d’une politique de fermeté envers Alger.En parallèle, il a publié une lettre ouverte au chef de l’État dont TF1info révèle le contenu.
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Bonjour ! La Matinale TF1
« Je n’attends plus rien ». C’est par ces mots que Bruno Retailleau a frontalement répondu à Emmanuel Macron, qui avait dénoncé lundi (nouvelle fenêtre), en visite à l’hôpital de Lavelanet (Ariège), « tous les mabouls qui nous expliquent qu’il faudrait se fâcher avec l’Algérie ». Le candidat à l’élection présidentielle s’est dit « visé » par cette pique. « Le rôle du président de la République, c’est de faire en sorte que la France soit respectée, qu’elle ne soit pas un paillasson sur lequel Monsieur Tebboune essuie ses chaussures », a-t-il lancé sur notre plateau.
Une rupture consommée avec l’Élysée, jusqu’à parler de « dépendance » du chef de l’État vis-à-vis des dirigeants algériens. « Je ne sais pas ce qui le fait dépendre autant de ce régime. C’est très grave. Sans doute une mauvaise conscience mémorielle (nouvelle fenêtre). Il faut en sortir », a-t-il tenté de justifier. En parallèle, dans une lettre ouverte adressée au Président, et que TF1info a pu consulter, il ajoute que « cette diversion (à propos de ses médecins algériens, ndlr), a toutes les allures d’une capitulation ».
« Je dénoncerai cet accord de 68 »
Autre point de crispation souligné par Bruno Retailleau : les « OQTF », ces fameuses obligations de quitter le territoire français (nouvelle fenêtre) visant des ressortissants algériens. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait assuré mardi à l’Assemblée que la coopération avec Alger avait repris depuis la visite de l’acteul locataire de Beauvau (nouvelle fenêtre), Laurent Nuñez. Une affirmation contredite par l’ex-ministre de l’Intérieur : « C’est faux. Les OQTF qui ont été repris par l’Algérie, c’est 80 à 90 cas depuis le début de l’année ».
Et de rappeler les engagements pris dans sa lettre comme à l’antenne : « Quand je serai élu président de la République, un des premiers actes que je ferai, c’est que je dénoncerai cet accord de 68 ».
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« Combien faudra-t-il d’attentats de Mulhouse pour que l’on révise notre diplomatie avec l’Algérie ? », s’est également interrogé le Vendéen. Une référence à l’attentat survenu en début d’année, dont il avait fait l’un de ses chevaux de bataille en tant que ministre de l’Intérieur. Et de conclure sa lettre : « Nos compatriotes qui, dans leur immense majorité, sont favorables à une politique de fermeté envers le gouvernement algérien ne sont pas des ‘mabouls’, mais simplement des Français qui exigent que la France soit respectée ».
Aymen Amiri
