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Un calme précaire est revenu au Mali, après les attaques, parfaitement coordonnées, menées conjointement les 25 et 26 avril dans plusieurs villes importantes du pays, parfois éloignées de centaines de kilomètres les unes des autres, laissant une population terrifiée et meurtrie. A bord de motos et de 4×4, quelques centaines d’hommes ont semé la terreur samedi et dimanche dans les villes de Kidal, Gao, Mopti, Sévaré ainsi qu’à Bamako et dans la ville garnison de Kati, ultra-sécurisée, située à 20 km de la capitale, véritable centre du pouvoir politique et militaire. Comment dès lors expliquer la facilité avec laquelle les djihadistes du GSIM (Groupe de soutien de l’islam et des musulmans), associés aux indépendantistes touaregs du FLA (Front de libération de l’Azawad) ont-ils pu y pénétrer si facilement?
L’attaque de la résidence de Sadio Camara, tout-puissant ministre de la Défense et pilier du régime, pulvérisée par un camion kamikaze bourré d’explosifs, a causé sa mort et traumatisé le pays tout entier. Sadio Camara avait joué un rôle important lors du coup d’Etat de la junte militaire en 2020, ainsi que dans le renvoi du Mali des forces françaises et onusiennes; c’est lui encore, formé à Moscou et parlant couramment le russe, qui fut à la manœuvre pour les remplacer par les paramilitaires russes du groupe Wagner, devenu Africa Corps. Quant au chef de la junte militaire Assimi Goïta, exfiltré par sa garde rapprochée pour être placé en lieu sûr, il est réapparu mardi dans la journée, après être demeuré invisible et inaudible pendant plusieurs jours, suscitant de nombreuses rumeurs et interrogations.