The liveblog has ended.

No liveblog updates yet.

Load more

Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp

Avec la fin du mois de janvier et le versement des salaires et pensions dans différents secteurs sans aucune hausse apparente, de nombreuses interrogations émergent autour des augmentations prévues par la loi de finances 2026 : quel sera leur montant et à quelle date entreront-elles en vigueur ?

Dans une déclaration exclusive à Tunisie Numérique, l’expert en sécurité sociale Hédi Dahmane a apporté des éclaircissements sur ce dossier. Il a expliqué que la loi de finances pour 2026 ne fixe ni la date de mise en paiement ni la valeur financière de ces augmentations. Le texte se limite à consacrer le principe d’une revalorisation des salaires pour les années 2026, 2027 et 2028, au profit de la fonction publique, du secteur public, du secteur privé ainsi que des retraités.

Aucune date officielle pour l’entrée en vigueur

Selon Dahmane, l’hypothèse d’une application à partir du 1er janvier relève d’une simple interprétation du texte. La loi de finances ne mentionne pas explicitement un démarrage au début de l’année administrative, mais évoque uniquement des augmentations « au titre » des années concernées.

Il précise que la mise en œuvre effective dépendra d’un décret qui devrait être publié par le ministre des Affaires sociales. Ce texte devra déterminer l’impact financier des hausses, leur montant et leur répartition entre les secteurs public et privé, sachant que les retraités sont soumis à des régimes spécifiques fixant les pourcentages applicables à chaque catégorie.

Montants : entre spéculations et absence d’annonces officielles

L’expert souligne également que les estimations circulant actuellement reposent sur des lectures non officielles. Certains avancent une indexation sur l’inflation, le coût de la vie et le taux de croissance, tandis que d’autres se réfèrent aux augmentations accordées entre 2023 et 2025.

Lors des débats parlementaires autour du projet de loi de finances, une hausse d’environ 7 % avait été évoquée, avant que d’autres analyses ne se basent sur un taux d’inflation proche de 5 %, laissant entendre que l’augmentation ne serait pas inférieure à ce niveau. Toutefois, aucune autorité officielle n’a confirmé ces chiffres à ce stade.

La nécessité d’un cadre clair

Hédi Dahmane estime que les autorités restent prudentes quant aux taux et aux montants. Même si un pourcentage venait à être fixé, il juge préférable d’opter pour une approche définissant clairement l’impact financier via un décret — éventuellement avec effet rétroactif — afin d’éviter toute confusion.

Il insiste également sur l’importance d’une répartition transparente entre les différents corps de métiers et secteurs, un travail qui devra être assuré par des commissions techniques en fonction des crédits que le ministère des Finances allouera dans le budget de l’État.

Quid du dialogue social ?

Pour le secteur public, l’État assumera directement les modalités de cette mesure, sans négociations sociales préalables. Dahmane rappelle qu’aucun dialogue social n’a précédé la décision d’inscrire ces augmentations dans la loi de finances pour 2026-2028, ce qui rend peu probable une concertation ultérieure sur leur répartition.

Dans le secteur privé, en revanche, des consultations avec les employeurs demeurent nécessaires, dans le cadre des conventions sectorielles liant le gouvernement aux partenaires sociaux et financiers.

Une décision finale attendue du gouvernement

En conclusion, l’expert rappelle que le gouvernement tunisien, à l’origine de cette décision, demeure seul habilité à fixer la date d’effet financier en fonction des ressources prévues dans le budget de l’État. Par conséquent, évoquer une application dès janvier reste une interprétation : la hausse pourrait tout aussi bien intervenir au milieu de l’année, voire durant son dernier trimestre, en attendant le texte réglementaire que doit publier le ministre des Affaires sociales.

Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

augmentation des salaires, budget de l’Etat, dialogue social, fonction publique, Hédi Dahmane, Inflation, loi de finances 2026, Ministère des affaires sociales, pensions, pouvoir d’achat, retraités, revalorisation salariale, secteur privé, secteur public, Tunisie