« Avec le conservatoire, Équinoxe, la chapelle des Rédemptoristes, la médiathèque et, bientôt, le centre Racine, c’est le pôle culturel de Châteauroux. » Après un exil à Belle-Isle, Arnoud Samba est ravi de voir le festival Nour’Africa revenir sur la place Madeleine-Renaud-et-Jean-Louis-Barrault.
« C’est un vrai carrefour en centre-ville, avec du passage. Quand j’avais pensé ce festival, c’était à cet endroit. » Vendredi 1er et samedi 2 mai 2026, la sixième édition des rencontres chorégraphiques et culturelles de Châteauroux se tiendra donc sur le parvis d’Équinoxe. « Nous avons choisi de réduire l’événement à deux jours, car du côté des bénévoles, ça demande beaucoup d’investissement. »
« Un hommage à ceux qui ont dû partir »
Deux jours de danses, de musiques et d’échanges entre les cultures. « Cette année, la thématique est sur l’Afrique, les Caraïbes, l’Europe en mouvement », présente Arnoud Samba. Pour le danseur et chorégraphe de la compagnie Noura, il s’agit de se rappeler les liens qui existent entre ces différentes régions du monde, leur histoire commune liée à l’esclavage. « C’est un hommage à ceux qui ont dû partir. » Et aussi une invitation à « revenir vers nous ».
Pour les accueillir, des exposants sur la place, des expositions dans le café Équinoxe. « Ce sera le village du festival. Pour moi, le café, c’est le cœur de Nour’Africa. » Et tout autour, des ateliers et des spectacles, « dans la salle Stravinsky du conservatoire Katz, à la chapelle des Rédemptoristes… ». Outre ses peintures exposées au café, le Congolais Dorian Kaly propose un spectacle de conte, samedi à 11 h, à la médiathèque.
Plusieurs ateliers proposés
Le New-Yorkais Rocsy et Andoche proposeront, respectivement, des ateliers de percussions et de danse congolaise. Pour le Sénégal, MBarou animera une initiation à la danse Sabar. Pour la touche caribéenne, il y aura de la danse afro-cubaine et de la salsa avec Oscar, ainsi que de la danse afro-colombienne avec Carolina. L’Europe n’est pas oubliée avec Fabienne Dupuy, « une chorégraphe d’Issoudun » qui enseigne la danse d’improvisation. L’organisateur, Arnoud Samba, s’occupera d’un « atelier d’éveil musical parent-enfant. »
Pour participer aux ateliers, nul besoin de réserver. « Il y aura un stand d’accueil, devant Équinoxe, pour s’inscrire sur place. » Le créateur du festival insiste sur le soutien indispensable des bénévoles de Noura, « Auriane et Sandrine et tous ceux qui se sont investis ».
Et déjà, il pense à la prochaine édition. « Je voudrais rappeler l’histoire congolaise. Moi, je viens d’un quartier de Brazzaville où le général de Gaulle s’est réfugié en 1940. On a une histoire commune. » Il s’appuie sur sa propre histoire. « Je suis né au Congo, je vis en France. Je suis Franco-congolais, mes enfants sont métisses. C’est une fierté. » D’où le festival Nour’Africa, « pour rendre la pareille aux Berrichons qui nous ont accueillis ».
Nour’Africa, les 1er et 2 mai 2026, de 10 h à 23 h 30. Village gratuit, ateliers payants (inscriptions sur place). Restauration sur place.