La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a appris avec une profonde tristesse le décès le 6 février 2026 du journaliste tunisien Hechmi Nouira, figure respectée du journalisme et du syndicalisme en Tunisie et dans le monde arabe, et ami de longue date de la FIJ.

Journaliste professionnel exigeant, analyste politique reconnu et défenseur constant de la liberté d’expression, Hechmi Nouira a consacré plusieurs décennies à la promotion d’un journalisme indépendant, professionnel et responsable, dans un contexte souvent marqué par les pressions politiques et les atteintes aux libertés publiques en Tunisie. 

Il s’est éteint le 6 février 2026 à Riyad (Arabie Saoudite), alors qu’il était invité à donner une conférence sur l’intelligence artificielle.

En Tunisie, il a joué un rôle majeur dans la vie journalistique et syndicale : acteur de l’Association des journalistes tunisiens (AJT) puis du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), il a notamment été rédacteur en chef élu du quotidien Assahafa, fonction qu’il a exercée avec rigueur et indépendance, contribuant aux débats sur l’éthique, l’autonomie rédactionnelle et les droits des journalistes.

La FIJ avait par ailleurs condamné en 2024 les poursuites judiciaires engagées par l’Instance supérieure indépendante pour les élections contre Hechmi Nouira, les qualifiant d’atteinte grave à la liberté d’expression et au travail journalistique.

Au niveau régional et international, Hechmi Nouira était conseiller de la Fédération arabe des journalistes (FAJ). Il a participé à tous les congrès de la FIJ depuis celui d’Athènes en 2004 et était régulièrement membre observateur de la FAJ au Comité exécutif de la FIJ, notamment lors de sa dernière réunion en décembre 2025 à Bari (Italie).

Zied Dabbar, le président du SNJT, a déclaré : « Nous saluons la mémoire d’un journaliste et analyste politique de premier plan, l’une des figures professionnelles et syndicales ayant contribué de manière décisive à l’ancrage du journalisme organisé en Tunisie, et au renforcement de la présence du SNJT aux niveaux arabe et international ».

Moaiad Allami, président de la FAJ, a déclaré : « La disparition de Hechmi Nouira est une perte considérable pour le journalisme et le syndicalisme arabe. La FAJ sait ce qu’elle doit à ce grand défenseur des libertés syndicales.»

Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ, a ajouté : « Profondément attaché à la FIJ, Hechmi Nouira se réjouissait de participer au Congrès mondial du Centenaire de la FIJ, qui se tiendra à Paris en mai prochain, et suivait avec attention sa préparation.
Je rends hommage à un ami, à un journaliste de conviction et à un militant de la solidarité entre journalistes. Au nom de la FIJ, je présente mes condoléances les plus sincères à sa famille, à ses proches, à ses consoeurs et confrères du SNJT, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté journalistique tunisienne et arabe. »