DÉCRYPTAGE – Une vaste étude de paléogénomique menée en Allemagne décrypte la recomposition des peuples après l’effondrement de l’Empire romain d’Occident.
S’il est une discipline qui sait faire parler les morts, c’est bien la paléogénomique. Des siècles après leur inhumation, des dépouilles peuvent ainsi nous raconter leur histoire, disant les contrées d’où elles venaient, les maladies dont elles ont pu souffrir, l’organisation des sociétés auxquelles elles appartenaient et les liens qui s’y tissaient. Une vaste étude coordonnée par Jens Blöcher et Joachim Burger, de l’Université Johannes‑Gutenberg de Mayence (Allemagne), et publiée dans la revue Nature, nous permet de plonger dans une période cruciale de l’histoire de l’Europe : celle qui voit l’Empire romain d’Occident s’effondrer, progressivement relayé par de nouveaux pouvoirs. Et si la fin de l’Empire est marquée par un basculement démographique, cet effondrement a aussi conduit à l’émergence de nouvelles sociétés. Malgré leurs différences génétiques, les groupes locaux se sont mélangés et ont partagé une même culture matérielle.
Les scientifiques ont séquencé les génomes de 258 individus…
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