Résumé en 20 secondes

En savoir plus sur ce type de contenu

Ce résumé peut avoir été écrit avec l’assistance d’une IA générative. En savoir plus

Abonnez-vous pour accéder au résumé en 20 secondes.

Sa mission, ancrée dans la nouvelle stratégie de sécurité américaine, est simple: elle doit contribuer à sauver l’Europe de son «effacement civilisationnel». Elle, c’est Sarah Rodgers, sous-secrétaire d’Etat chargée de la diplomatie publique qui dispose, selon Politico, de centaines de millions de dollars pour accomplir son mandat. Elle s’inscrit parfaitement dans la logique de J. D. Vance qui avait fustigé, lors de son discours à la Conférence de Munich sur la sécurité en 2025, la régression de la liberté d’expression en Europe. Le vice-président américain avait préféré rencontrer la leadeuse du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) Alice Weidel au lieu du chancelier allemand de l’époque, Olaf Scholz.

Les moyens qui lui sont à disposition pourraient être bien supérieurs à ceux dont elle dispose déjà comme sous-secrétaire d’Etat. Elle a été récemment nommée par Donald Trump pour diriger l’Agence états-unienne pour les médias globaux. Un poste qui lui permet de superviser le média international Voice of America, qui a longtemps diffusé dans de très nombreuses langues, en particulier dans des pays autoritaires. Voice of America, dont la qualité fut souvent soulignée, a longtemps été un élément puissant du soft power américain. Donald Trump a pourtant voulu fermer la chaîne, mais le Congrès et un juge se sont mis en travers de sa route. Maintenant, l’administration Trump voit dans ce média international un moyen intéressant pour diffuser son message sous-tendant sa guerre culturelle contre «un Occident décadent». Si elle est confirmée dans cette fonction par le Sénat, Sarah Rodgers aura sous sa coupe un média qui fera office de porte-voix de l’administration Trump pour défendre sa conception très sélective de la liberté d’expression consacrée dans le 1er amendement de la Constitution américaine.