Le général Dagvin Anderson, commandant d’Africom, a rencontré aujourd’hui le chef d’état-major algérien Saïd Chanegriha pour discuter de la coopération sécuritaire en cours et des moyens de la développer. Un accord-cadre dans le domaine de la coopération militaire avait été signé entre les deux parties en janvier 2025. Les dossiers du terrorisme, le Sahel, et surtout les derniers développements au Mali étaient au cœur des discussions.
Du côté politique, le secrétaire d’État adjoint américain, Christopher Landau, au second jour de son déplacement à Alger, a été reçu par le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf. L’entretien entre les deux diplomates a porté, selon Alger, sur la poursuite de la coordination, les défis régionaux communs et les efforts visant à promouvoir la stabilité et la sécurité régionales.
Selon un communiqué du ministère, les échanges se sont concentrés sur la « dynamique positive » qui caractérise les relations algéro-américaines dans leurs différents volets, ainsi que sur « les perspectives de leur renforcement ». L’entretien en tête-à-tête s’est ensuite élargi aux deux délégations.
Lundi, Christopher Landau avait rencontré les ministres algériens de l’Hydrocarbure, des Mines et du Commerce. Des secteurs clefs pour les États-Unis.
L’ambassade américaine à Alger a salué une visite « importante » et un « programme riche en réunions et échanges visant à renforcer nos relations bilatérales ».
Ces nouvelles rencontres s’inscrivent dans une dynamique diplomatique et économique plus large entre Alger et Washington. Les deux parties placent actuellement le commerce et l’économie au cœur du débat algéro-américain.
Un signal diplomatique fort
Les États-Unis sont un partenaire économique principal pour l’Algérie et les relations entre les deux pays connaissent depuis 2026 un développement continu.
Alger affiche depuis des années sa volonté de diversifier ses exportations au-delà des hydrocarbures et se présente comme « partenaire fiable et de confiance » vis-à-vis des changements géostratégiques actuels. Elle vise à renforcer la position de ses produits sur les marchés internationaux, en échange de l’intérêt américain à élargir la présence d’entreprises américaines sur le marché algérien.
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