D’ici la fin de l’année, près d’un quart des véhicules vendus en France, en Allemagne ou au Portugal devraient être des 100 % électriques. Des ventes pas seulement dues à la crise pétrolière. Nouvelles voitures plus petites et meilleur marché, irruption des modèles chinois, réseau de recharge mature, tous les voyants sont au vert en Europe.
La marge de progression est immense dans des pays comme l’Italie, l’Espagne, la Grèce et la Pologne où l’électrique représente toujours moins de 10% du marché.
Mais le secteur bégaye dans les deux autres grands marchés mondiaux. En Chine, les ventes ont baissé de 21% au 1er trimestre et de 27% aux États-Unis. En cause notamment la fin d’aides ciblées à l’achat. Résultat, le marché chinois pourrait enregistrer la vente de 500 000 véhicules de moins qu’en 2025. De quoi alimenter les stocks déjà bien fournis de ses constructeurs.
Le marché européen étant très protectionniste, les BYD, XPeng et autres Geely se tournent donc vers d’autres contrées : en Australie, où les ventes ont quasiment doublé en mars et où 80 % des véhicules écoulés sont Made in China.