Si les chroniqueurs de renommée mondiale usent du « je » avec parcimonie, Boumediene Sid Lakhdar, lui, use et abuse de la première personne du singulier, au point de devenir narcissique.
Ce vendredi, dans sa chronique « la fascination fantasmée pour le service militaire algérien », il a tout simplement fait un tabac avec ses « je » et ses « j’ai ». Si vous lisez ou relisez sa chronique en comptant ses « je » et ses « j’ai », vous n’en reviendrez pas !
Et dire que ce chroniqueur ose donner des leçons à autrui sur le service national qu’il ne connait pas, lui même ayant reconnu qu’il n’a jamais mis les pieds dans une caserne. Pire encore, en répondant précipitamment à l’article « le service national a fait la différence », il s’est trompé lourdement, par méconnaissance du sujet et des rudiments du journalisme.
Les médiocres ont ceci de particulier qu’ils ne se sentent pas médiocres. Ils pensent qu’ils s’en sortent plutôt bien, c’est ce que disent en tout cas les scientifiques.
Maîtriser le français, c’est bien, mais cela ne suffit pas pour pouvoir pondre un papier digne de ce nom. D’aucuns ont écrit pendant des années, avant de découvrir vers la fin qu’ils n’étaient en réalité que des écrivassiers.
Ahcène Bettahar