D’après le ministère algérien du Tourisme et de l’Artisanat, sur près d’un demi-million de touristes, environ 47 000 étaient des visiteurs internationaux. Ce chiffre est un résultat direct des réformes entreprises par le président Abdelmadjid Tebboune pour accroître l’attractivité du tourisme dans le désert.

Ces trois dernières années, le gouvernement algérien a investi environ 370 millions de dollars dans le développement du tourisme, portant le nombre total d’établissements d’hébergement dans le sud du Sahara à 258 hôtels, soit près de 20 000 lits. Vingt et un nouveaux hôtels devraient ouvrir leurs portes cette année. Ces efforts contribuent à pallier le manque d’hébergement, qui a longtemps constitué un frein majeur au développement du tourisme saharien.

L’Algérie s’oriente notamment vers le développement de modèles de tourisme durable adaptés aux conditions uniques du désert, comme l’écotourisme solaire à Timimoun ou le tourisme spéléologique. Le gouvernement mise également sur la transformation numérique du secteur touristique et la professionnalisation de ses personnels.

Il est évident qu’avec une stratégie d’investissement synchronisée, des réformes politiques et la mise en valeur des atouts naturels, le sud de l’Algérie se transforme progressivement d’une région « périphérique » en un nouveau pôle de croissance pour l’industrie touristique nationale.

RG