Avec notre correspondante à Dakar, Pauline Le Troquier

Après le Premier Ministre et le ministre de l’Intérieur, le chef de l’État a prévenu à son tour : des temps difficiles attendent les Sénégalais. En plus de sa dette, qui a déjà entraîné de lourdes mesures d’austérité, le pays se prépare à des chocs à venir. En cause, l’envolée des cours du pétrole liés à la guerre au Moyen-Orient.

« Nous avions, dit le président sénégalais, basé notre croissance sur un prix du baril fixé à 64,5 dollars. Aujourd’hui il est à 119 dollars, donc nous devons décupler les efforts pour approvisionner correctement le pays. On a lutté jusque là mais si cette tendance continue, nous risquons d’être obligés d’appliquer la vérité des prix. »

La confiance demeure

Interrogé par ailleurs sur ses relations avec le Premier ministre, Bassirou Diomaye Faye a expliqué que la confiance demeurait, tout en assumant pleinement des points de divergences. Il a  notamment émis des réserves sur la réforme du code électoral. Le texte porté dans l’urgence par des députés du  Pastef a été adopté, mardi, à l’Assemblée nationale. L’opposition l’estime dédié à sécuriser l’éligibilité d’Ousmane Sonko en 2029. Le chef de l’État a par ailleurs évoqué  la gestion de son parti d’origine. Sans citer directement le chef du Pastef, Ousmane  Sonko, il a pointé une « personnification » de son projet.

« Des gens ont  perdu leur travail, d‘autres ont perdu leurs biens pour ce projet (porté par le Pastef). Cela n’a pas été fait pour les beaux yeux d’un homme, mais pour la quintessence du projet. Le Sénégal n’a pas besoin de messie, a asséné Bassirou Diomaye Faye, mais d’une masse critique de citoyens. On a toujours fait en sorte de dissocier ce projet du leader qui l’a incarné à un moment T. »

Ni prévenu, ni associé

Sur la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU, Bassirou Diomaye Faye a expliqué que l’État sénégalais ne la soutenait pas car il n’avait été ni prévenu, ni associé à cette initiative.

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