Dans son rapport budgétaire, le Comité des affectations de la Chambre des représentants américaine situe les deux villes « en territoire marocain » et appelle Marco Rubio à engager Madrid et Rabat sur leur « statut futur »
C’est une formulation glissée à la page 88 d’un rapport budgétaire technique, mais qui pourrait faire date. Pour la première fois, un organe officiel du Congrès des États-Unis remet ouvertement en question l’appartenance à l’Espagne de Ceuta et Melilla, ces deux enclaves de la côte méditerranéenne marocaine que Madrid administre depuis le XVe et le XVIe siècle.
Relevé par le journal espagnol El Confidential, le passage litigieux figure dans le rapport explicatif que le Comité des affectations (House Appropriations Committee) de la Chambre des représentants a fait imprimer en accompagnement de son projet de loi de finances pour la sécurité nationale et le département d’État (H.R. 8595), déposé le 30 avril dernier par Mario Díaz-Balart, réputé pour ses positions pro-marocaines : « Le Comité observe que les villes sous administration espagnole de Ceuta et Melilla sont situées en territoire marocain et demeurent l’objet de la revendication ancienne du Maroc. Le Comité soutient les efforts du secrétaire d’État pour encourager un engagement diplomatique entre le Maroc et l’Espagne sur le statut futur de Ceuta et Melilla. »

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