L’acteur du feuilleton télévisé de France 2 a décroché deux titres, dont celui de champion d’Europe dans sa catégorie, lors du Master de jiu-jitsu brésilien qui se déroulait à Barcelone du 24 au 26 avril dernier. Il y participait avec d’autres athlètes du club Fight Force de Saint-Jean-de-Védas, où il s’entraîne.
Un acteur, mais aussi un sportif assidu. Quand il n’est pas sur les plateaux de tournage d’Un si grand soleil, Moïse Santamaria s’entraîne plusieurs fois par semaine à la salle Fight Force à Saint-Jean-de-Védas, où il pratique le jiu-jitsu brésilien. Un art martial auquel il se consacre depuis plusieurs années, y compris en compétition. Du 24 au 26 avril dernier, l’acteur connu pour son rôle du policier Manu Leoni dans le feuilleton de France 2, participait au Master Europe de la fédération officielle IBJJF, avec d’autres membres de son club (lire encadré). Il en est revenu avec deux titres, dont celui de champion d’Europe dans la catégorie des moins de 88 kg.
Depuis longtemps dans les sports de combat
« C’est un objectif qui me trottait dans la tête depuis un moment. Après une blessure l’an dernier, j’avais le projet de participer cette année à ce Championnat d’Europe, une première pour moi. Il y a six mois, j’ai remporté une double médaille d’or à l’Open de Toulouse. Cette fois, c’était une compétition de très haut niveau, qui m’a demandé beaucoup de discipline », explique le comédien, loin d’être un nouveau venu dans les sports de combat. « J’ai pratiqué le kick-boxing et la boxe thaï. Puis, il y a six ans, j’ai rencontré David Ismaël, le gérant de la salle Fight Force. J’ai commencé par le MMA (arts martiaux mixtes, NDLR). Aujourd’hui, je ne fais que du jiu-jitsu brésilien ».
Quatre à cinq séances par semaine, plus la préparation physique
Un art martial devenu une passion : « J’aime ce que ce sport implique. C’est un jeu d’échecs constant, très cadré, planifié. On ne sait pas ce que l’autre va faire et on doit s’adapter au millième de seconde près ». Avec quatre à cinq séances de jiu-jitsu et trois de préparation physique chaque semaine, l’agenda de Moïse Santamaria fait la part belle à l’effort et à la transpiration. « En plus de ma vie de père et de mon travail d’acteur ! Je me lève parfois très tôt pour être à 6 h à la salle de préparation physique, puis à 8 h 30 sur le plateau. Après les tournages, mes affaires sont prêtes à la voiture pour aller à l’entraînement. Je ne fais pas la fête. Ma fête, c’est m’entraîner, me développer. J’ai une journée de repos par semaine, le dimanche ».
Sport, métier d’acteur : « des vases communicants »‘
Dans toutes ses activités, le flic d’Un si grand soleil trouve une harmonie. « Ce sont des vases communicants. Le sport est un travail de l’instant, comme le métier d’acteur. Il m’apporte beaucoup dans ce que je fais. En tant que comédien, il est important d’avoir un corps stable, solide. Je travaille la respiration, la cohérence cardiaque, je fais des bains glacés. Beaucoup de choses pour me développer et être dans ce calme ». Enfin, Moïse Santamaria y voit un bénéfice sur le plan humain : « Les sports de combat doivent nous rendre meilleurs. Ils nous donnent la possibilité de développer le courage, l’humilité, la capacité à porter secours ».
Sur le plan plus strictement sportif, lui et ses amis du club Fight Force ont déjà un nouvel objectif en vue : aller chercher des sponsors tenter l’aventure du Championnat du monde de jiu-jitsu, l’an prochain à Las Vegas.
Fight Force : des médailles et une section enfants à partir de la rentrée
Outre la performance de Moïse Santamaria, le club Fight Force a vu plusieurs autres membres récolter des médailles lors de ce Championnat d’Europe de jiu-jitsu à Barcelone. Florian Siri, Pierre-Adrien Giroguy et Robin Varet se sont eux aussi distingués. A noter, par ailleurs, que la salle ouvrira une section enfants à la rentrée prochaine, et que l’acteur d’Un si grand soleil fera partie de l’équipe encadrante !