FIGAROVOX/CHRONIQUE – Emmanuel Macron a qualifié de «mabouls» ceux qui réclament la fermeté envers Alger. L’avocat et essayiste passe au crible sa propre «maboulerie» et dénonce une diplomatie qui s’indigne mollement, se repent beaucoup et protège mal ceux que l’Algérie persécute.

Gilles-William Goldnadel est avocat et essayiste. Chaque semaine, il décrypte l’actualité pour FigaroVox. Il a publié récemment Vol au-dessus d’un nid de cocus (Fayard, 2025). Il est également président d’Avocats sans frontières. 

Il faut reconnaître au président de la République la simplicité de son vocabulaire. Le 27 avril, à l’hôpital de Lavelanet, Emmanuel Macron a livré son diagnostic : ceux qui voudraient une parole ferme à l’égard du régime algérien sont des «mabouls». Le mot, d’origine arabe, vient de la cour de récréation. Je le prends au mot. Je suis maboul, et j’en suis fier. Voyons donc en quoi consiste ma «maboulerie».

Je suis maboul parce que je trouve étrange qu’un État se construise, forcément de manière destructrice, sur le ressentiment ressassé, érigé en doctrine d’État contre la France, ancienne puissance coloniale dont, soixante ans après l’indépendance, on continue d’exiger repentance comme on réclame une rente perpétuelle. Je suis maboul parce que je note que ce…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% à découvrir.

Le Figaro

Vente Flash

-70% sur votre abonnement. Sans engagement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous