Avec l’inflation et des pensions qui bougent peu, beaucoup de
seniors français cherchent un hiver moins cher.
Sur la côte de la mer Noire, de petites villes d’Europe de l’Est
offrent un coût de la vie environ deux fois plus bas qu’en France
et des hivers autour de 3 à 8 °C. Trois villages encore peu connus
commencent à attirer les réservations de longue durée.
Au cœur de cette nouvelle carte de la retraite en
Bulgarie, on retrouve la région de Varna, celle de Bourgas
et la vallée ensoleillée de Sandanski. Les guides Vivre-en-Bulgarie
indiquent que la vie y coûte 49 à 51 % de moins qu’en France et
qu’un couple de retraités vit avec 1 000 à 1 500 € par mois. Reste
une question clé pour l’hiver : où poser ses valises sans renoncer
ni à la santé ni au budget.
Pourquoi la Bulgarie devient la nouvelle Espagne des retraités
français
La Bulgarie applique une flat tax de 10 % sur les revenus, ce
qui allège la facture des pensions complémentaires.
Vivre-en-Bulgarie estime qu’un couple couvre loyer, charges,
alimentation, transports et loisirs avec 1 000 à 1 500 € par mois.
Plus de 1 000 Français sont déjà officiellement installés dans le
pays et beaucoup d’autres préfèrent tester un hivernage de deux ou
trois mois.
Sur la mer Noire, autour de Varna et de Bourgas, les hivers
tournent entre 3 et 8 °C, avec des journées souvent au-dessus de
zéro, alors que l’intérieur du pays tombe régulièrement sous 0 °C.
Membre de l’Union européenne, la Bulgarie permet aux retraités de
conserver leurs droits sociaux français et de profiter de la
Carte Européenne d’Assurance Maladie pour les
soins nécessaires lors d’un séjour temporaire.
Trois villages bulgares méconnus où hiverner au calme
Premier profil recherché : un petit bourg côtier à quelques
kilomètres de Varna, dans une région où se trouvent les thermes
romains de la ville. Les locations y restent modestes et Varna
offre près de là aéroport, hôpital et commerces. Plus au sud, un
port de pêche près de Bourgas vit toute l’année, avec marché
couvert, cafés ouverts en basse saison et l’hôpital de la ville à
moins d’une heure de bus.
Plus au sud encore, autour de Sandanski, un bourg thermal
profite d’un microclimat plus doux que le reste du pays. Dans ces
trois villages, le même effet se répète : grâce à un coût de la vie
environ deux fois plus bas qu’en France, de nombreux retraités
couvrent loyer meublé d’hiver, courses et transports locaux sans
dépasser 1 500 € de budget mensuel pour deux.
Santé et démarches pour un hiver serein
en Bulgarie
Pour le Réseau des Centres Européens des Consommateurs
(ECC-Net), la coordination des systèmes de sécurité sociale dans
l’Union permet la prise en charge des soins imprévus selon les
règles du pays où l’on séjourne. Le Centre des liaisons européennes
et internationales de sécurité sociale (CLEISS) rappelle que
l’Assurance maladie française peut rembourser ces soins inopinés,
sans y être obligée, et que le rapatriement sanitaire n’est pas
couvert. Mieux vaut donc demander sa CEAM quinze jours avant le
départ et souscrire une assurance voyage incluant frais réels et
rapatriement.